Rotterdam. – La dynamique du marché des primes reste freinée par une demande au ralenti. L’année 2025 ne laisse guère entrevoir d’amélioration notable : les prévisions les plus optimistes tablent sur une demande à peine stable. En attendant, les primes tentent de résister, marquées par des variations modestes, principalement soutenues par des tensions sur les stocks disponibles.
Aluminium : des primes en léger recul, une offre encore tendue
Les dernières tendances montrent une diminution modérée des primes sur les lingots d’aluminium dédouanés, tant au nord qu’au sud du continent. En revanche, les primes sur le métal non dédouané ont réussi à se maintenir, en raison des tensions persistantes sur les stocks. Le marché constate ainsi une correction à la baisse sur les primes P1020 dédouanées, qui reculent de 5 $/t sur la limite inférieure, pour atteindre une fourchette de 320 à 355 $/t au départ des entrepôts de Rotterdam.
Ces légers ajustements reflètent l’équilibre précaire entre une offre contrainte et une demande stagnante. Les acheteurs sur le marché européen semblent hésitants, retardant leurs engagements dans l’espoir de conditions plus favorables. Toutefois, les pressions logistiques et les coûts liés au stockage continuent d’exercer une influence sur le niveau des primes.
L’incertitude persiste sur les tendances pour 2025
Alors que les acteurs du marché espèrent une reprise, les perspectives pour l’année à venir ne sont guère optimistes. Les analystes anticipent une stabilisation plutôt qu’une véritable reprise de la demande. Cette situation pourrait conduire à une nouvelle reconfiguration des primes, qui resteront probablement sensibles aux fluctuations des stocks disponibles et à l’évolution des coûts de transport.
L’équilibre du marché dépendra en grande partie de la gestion des stocks par les producteurs et les distributeurs, alors que l’on surveille de près les perturbations potentielles dans la chaîne logistique. Une chose est certaine : la vigilance restera de mise, tant du côté des acheteurs que des vendeurs, face aux incertitudes macroéconomiques qui planent sur l’année 2025.
