À Fungurume, TFM mise sur la formation pour transformer une coopérative en micro-activité rentable

TFM, l’opérateur de Tenke Fungurume Mining, a organisé à Fungurume une formation spécialisée pour l’association féminine Bon Berger, un groupe de 47 membres dont 29 femmes, composé principalement de personnes vivant avec handicap. L’initiative s’inscrit dans le programme d’appui aux associations féminines regroupées en coopératives, prévu dans le cahier des charges de l’entreprise.

Derrière une session sur le service traiteur et l’hygiène alimentaire, l’enjeu est économique. Dans une zone minière où l’emploi direct est limité et où le coût de la vie peut être tiré vers le haut, ce type d’appui vise à créer des revenus en dehors de la mine, en structurant des activités simples mais monétisables.

La formation a été dispensée par Congo Support Services (CSS), sous-traitant en charge des services de restauration à TFM. Les modules étaient très concrets, prévention et gestion des incendies, bonnes pratiques d’hygiène, conservation des aliments et prévention des contaminations. Pour une coopérative, ces éléments ne relèvent pas seulement de la santé publique. Ils conditionnent la capacité à vendre, à fidéliser une clientèle et à limiter les pertes, donc à stabiliser la trésorerie.

Bon Berger fait partie des huit associations encadrées par TFM dans la concession, sur des activités d’entrepreneuriat et d’agriculture (production végétale et animale). Selon l’entreprise, les formations organisées au cours de l’année ont aussi porté sur l’élevage de volailles, la production d’aliments pour volailles, la transformation de la viande de poulet et la gestion de trésorerie. « Au cours de l’année, les huit associations féminines de la concession ont bénéficié de diverses formations organisées par TFM. Ces sessions ont porté notamment sur l’élevage de volailles, la production d’aliments pour volaille, la transformation de la viande de poulet ainsi que la gestion de trésorerie », a déclaré Patient Birindwa, superviseur affecté aux Programmes de développement économique de l’entreprise.

La gestion de trésorerie, dans ce contexte, est un point clé. Une coopérative qui ne suit pas ses entrées et sorties de cash se retrouve vite bloquée, incapacité d’acheter l’aliment des bêtes, de payer une petite logistique, ou de transformer la production au moment opportun. À l’inverse, une activité qui tient un minimum de comptes peut planifier, éviter la rupture d’intrants et sécuriser une marge, même faible.

La session s’est clôturée par des exercices pratiques sur le terrain. Et l’association affiche déjà un indicateur tangible, elle élève désormais 100 poulets de chair par cycle de 45 jours. À maturité, les volailles seront vendues vivantes ou transformées en produits dérivés, comme les poulets fumés et les cervelas. Pour des membres longtemps freinés par leurs conditions physiques, l’objectif est clair, passer d’une activité informelle à une petite chaîne de valeur locale, avec des règles, une qualité, et des revenus plus réguliers.

— Peter MOYI

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