Le vendredi 13 février 2026, en Conseil des ministres, le gouvernement de la RDC a annoncé une enveloppe comprise entre 650 millions et 1,3 milliard de dollars sur six ans pour financer le programme présidentiel « Debout jeunes congolais », consacré à l’emploi et à l’entrepreneuriat des jeunes.
Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ce financement doit venir du budget de l’État et d’une coalition de partenaires techniques et financiers. L’Exécutif assure que le programme sera soutenu sans augmenter la pression fiscale, une manière de dire que l’effort en faveur de la jeunesse ne doit pas se traduire par de nouveaux impôts.
La fourchette annoncée, assez large, montre que le montant final dépendra surtout de la capacité à mobiliser les partenaires et à dépenser efficacement les ressources prévues. Le cadre est posé, mais tout va se jouer dans la mise en œuvre : comment l’argent sera débloqué, qui sera retenu, selon quelles règles, et avec quels contrôles. Sans ces éléments, une enveloppe, même élevée, peut rester une promesse difficile à transformer en résultats.
Sur le plan économique, l’objectif est double. À court terme, il s’agit de soutenir l’activité et de réduire la tension sociale liée au chômage des jeunes. À moyen terme, le programme vise à faire émerger un tissu d’entreprises plus solide, capable de produire davantage et, à terme, d’élargir les ressources de l’État grâce à une économie plus active.
Des experts en finances publiques voient dans cette annonce un signal politique, mais rappellent que la crédibilité du programme se jouera sur des points concrets : la transparence des flux, la rigueur du suivi et des résultats visibles en emplois réellement créés, car chaque dollar engagé est attendu sur des effets mesurables.
— M. KOSI
