Un prélèvement de 415 500 FC au profit du Fonds social Onatra (FSO) vient s’ajouter aux frais déjà payés pour chaque conteneur de 40 pieds à l’importation en RDC. Cette charge supplémentaire alourdit encore la facture des opérateurs qui font entrer des marchandises par voie portuaire.
Pour un même conteneur, l’importateur doit déjà régler plusieurs montants en francs congolais : 10 651 FC pour la RFO, 645 558 FC au titre de la Taxe de promotion de l’industrie, 90 000 FC pour la commission OGEFREM, 7 918 FC pour sa rétribution et 5 701 FC pour le comité de suivi. À ces lignes s’ajoutent les frais liés au déchargement, aux opérations sur les cartes d’entrée des conteneurs, au suivi et à d’autres services techniques fournis sur le quai.
Une addition de frais qui pèsent sur les importateurs
Les coûts en devises restent eux aussi élevés. La Redevance logistique terrestre (RLT) atteint 450 USD pour un conteneur de 40 pieds et 225 USD pour un conteneur de 20 pieds. Cette redevance avait été annoncée pour une durée limitée de deux ans afin d’accompagner la chaîne ferroviaire Matadi–Kinshasa. Elle continue pourtant à être perçue sur les flux actuels.
Les 1 825 USD souvent évoqués par les professionnels ne correspondent pas au coût complet d’un conteneur. Ce montant regroupe les principaux frais portuaires facturés par les opérateurs comme MGT ou l’Onatra : déchargement, manutention, stockage et prestations obligatoires au port. Il vient s’ajouter aux multiples taxes et redevances libellées en francs congolais.
Au final, l’empilement de ces frais réduit la marge des importateurs qui tentent de rester compétitifs tout en couvrant leurs charges. La baisse des prix sur les marchés intérieurs reste difficile à concrétiser tant que la structure des coûts à l’entrée du pays ne se simplifie pas.
— M. KOSI
