Facture normalisée, plus de 54 000 factures émises en RDC entre le 1er et le 24 décembre 2025

Entre le 1er et le 24 décembre 2025, 54 207 factures normalisées ont été émises en RDC par 3 289 contribuables engagés dans l’obtention de l’unité de facturation électronique (e-UF). Ce premier bilan, publié via le bulletin hebdomadaire FACNO HEBDO, montre que la mise en œuvre de la réforme est entrée dans une phase concrète.

Sur l’ensemble des contribuables concernés sur cette période, 2 794 sont déjà activés, 495 comptes restent en cours d’activation et 2 249 comptes e-UF sont annoncés comme pleinement opérationnels. L’e-UF sert de mécanisme transitoire : il permet aux entreprises d’émettre des factures conformes pendant que les étapes techniques et administratives se finalisent.

La réforme ne se limite pas à l’émission de factures. Elle repose aussi sur l’alignement des outils utilisés par les entreprises, car la facture normalisée suppose un format et un contrôle standardisés, avec des solutions numériques capables d’échanger correctement avec les plateformes de l’administration fiscale.

Quand la technique ralentit, l’État ajuste le calendrier et le dialogue

L’administration fiscale signale une progression parallèle dans la procédure d’homologation des Systèmes de Facturation des Entreprises (SFE), c’est-à-dire les logiciels ou dispositifs qui produisent les factures dans les entreprises. À ce stade, 957 acteurs se sont engagés dans la démarche. Parmi eux, 617 comptes test sont actifs et 340 sont encore en cours d’activation. Sur le volet des intégrations, 93 logiciels ont validé leur connexion avec l’e-MCF, et 12 solutions ont réussi l’intégration complète avec les Modules de Contrôle de Facturation (MCF) physiques.

Ces MCF jouent un rôle de contrôle : ils servent à sécuriser la facture et à s’assurer qu’elle respecte les règles prévues par la réforme. Or, face aux contraintes de mise en place, une dérogation spéciale a été accordée pour autoriser une homologation partielle avec l’e-MCF. Concrètement, les entreprises peuvent émettre immédiatement des factures normalisées via l’e-MCF, tout en poursuivant l’intégration définitive du MCF physique.

Cinq fournisseurs ont aussi été officiellement agréés pour fournir les MCF physiques aux entreprises, une étape attendue pour accélérer l’équipement et réduire les blocages liés à la disponibilité des solutions.

Sur le terrain, l’entrée en vigueur de la réforme a généré un afflux de demandes en peu de temps. Résultat, certains délais se sont allongés, notamment pour l’activation des comptes et la finalisation des homologations, pendant que des ajustements techniques se poursuivent. Pour répondre à ces difficultés, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présidé le 11 décembre 2025 une séance d’échanges au Centre financier de Kinshasa (CFK) avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC). L’objectif annoncé était d’écouter les préoccupations, de repérer les obstacles et d’organiser un accompagnement progressif de la réforme.

À l’issue de cette rencontre, une commission ad hoc a été mise en place pour proposer des solutions rapides. De son côté, l’administration fiscale dit poursuivre l’assistance technique et le suivi quotidien des intégrations entre SFE et MCF, tout en rappelant que l’e-UF reste disponible pour permettre aux entreprises de rester conformes pendant la phase d’homologation.

M. KOSI

Partagez cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Quitter la version mobile