Le 24 février 2026, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a participé à une réunion de la Commission de lutte contre la fraude minière, conduite autour du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. La rencontre s’est tenue en présence de l’Inspecteur général des Mines récemment nommé par le Chef de l’État.
Les membres de la commission ont passé en revue la feuille de route adoptée à la fin de l’année dernière. L’objectif était de vérifier ce qui a été fait et ce qui reste à faire, en regardant le niveau d’exécution des actions prévues.
Sur le terrain, plusieurs mesures ont déjà été engagées. La commission cite d’abord l’identification d’entités de traitement qui ne respectent pas les normes en vigueur, avec des sources d’approvisionnement jugées inconnues. Elle évoque ensuite la fermeture des unités de traitement considérées comme non conformes. Autre point mentionné : l’identification de toutes les coopératives et des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) auxquelles elles sont rattachées, un travail qui vise à mieux savoir qui opère où, et sous quel cadre.
Mais la commission estime que l’effort doit être accéléré face à des difficultés qui restent présentes. Les échanges ont notamment porté sur des exploitations illégales qui se présentent comme de l’artisanat minier. La commission décrit ces pratiques par l’occupation de sites concédés et l’usage d’engins lourds, en violation du cadre légal.
Dans cette approche, un point est mis en avant : ne pas mettre dans le même panier les activités frauduleuses et celles des exploitants artisanaux et des coopératives régulièrement établies. Ces derniers, selon la commission, doivent être protégés et encadrés.
À la fin des travaux, un plan d’action présenté comme offensif et coordonné a été arrêté. Des actions concrètes sont annoncées “dans les prochains jours” pour restaurer l’autorité de l’État, sécuriser les opérateurs légaux et renforcer la lutte contre la fraude minière.
— M. KOSI
