Le ministre des Mines, Louis Watum, a annoncé la semaine dernière à Toronto que le gouvernement congolais entend approfondir ses partenariats avec les grandes sociétés minières opérant en RDC. L’objectif est d’amener Glencore, CMOC Group et Ivanhoe Mines à agrandir leurs installations, moderniser leurs outils de production et accroître leurs volumes extraits, pour augmenter les recettes publiques et créer davantage d’emplois.
Cette initiative intervient alors que le secteur minier affiche des résultats solides. La production annuelle de cuivre dépasse désormais 3 millions de tonnes. Le cobalt, lui, a connu une forte remontée des prix depuis novembre, passant de 20 000 à 55 000 dollars la tonne après les mesures de redressement prises par Arecoms. L’or se négocie à 165,84 dollars le gramme et le cuivre à 12 877,50 dollars la tonne.
Glencore exploite les mines de Mutanda Mining et de Kamoto Copper Company. En 2025, ces deux sites ont produit environ 247 800 tonnes de cuivre, soit près de 29 % de la production mondiale du groupe, et 35 100 tonnes de cobalt, représentant plus de 97 % de l’ensemble de sa production mondiale de cobalt. Pour 2026, Glencore prévoit une production mondiale de cuivre comprise entre 810 000 et 870 000 tonnes.
CMOC et Ivanhoe, deux géants aux ambitions de croissance
Le groupe chinois CMOC exploite les mines de Tenke Fungurume et de Kisanfu. En 2025, Tenke Fungurume a produit environ 200 000 tonnes de cuivre et 20 000 tonnes de cobalt. Sur l’ensemble de ses opérations congolaises, CMOC a extrait 61 073 tonnes de cobalt au premier semestre 2025 et vise entre 100 000 et 120 000 tonnes pour l’année 2026, ce qui en fait le premier producteur mondial de cobalt.
La canadienne Ivanhoe Mines, qui exploite le complexe de Kamoa-Kakula, a produit 388 838 tonnes de cuivre en 2025 et table sur une fourchette de 380 000 à 420 000 tonnes en 2026.
Pour accompagner cette expansion, le ministre des Mines a mis en avant plusieurs réformes en cours : amélioration de la gouvernance, renforcement de la transparence, stabilisation du régime fiscal, digitalisation de l’administration minière et création de zones économiques spéciales offrant des facilités fiscales et administratives aux investisseurs.
— M. KOSI
