Un consortium de chercheurs travaille avec des acteurs locaux et internationaux pour améliorer l’accès à l’électricité en République démocratique du Congo, dans le cadre de la troisième phase du projet Congo Epela, lancé en novembre 2020. Le projet est financé par le fonds « 11th Hour Project » de l’American Jewish World Service, qui soutient des initiatives sur le changement climatique et les énergies renouvelables durables.
Les chercheurs de l’Institut Reiner Lemoine (RLI), partenaire du consortium, ont produit quatre études de cas sur l’électrification par mini-réseaux dans des localités situées dans des entités territoriales décentralisées disposant de redevances minières. L’idée centrale : orienter une partie de ces ressources vers des projets d’électrification locale.
Pour chaque site étudié, l’équipe a réalisé une cartographie détaillée des bâtiments et des activités économiques, une optimisation technico-économique des configurations de mini-réseaux et une estimation de la demande en énergie. Les solutions analysées combinent panneaux solaires, batteries de stockage, générateurs diesel et systèmes hybrides.
Une plateforme nationale mise à jour pour 26 provinces
En parallèle, le projet Congo Epela a amélioré sa plateforme de planification énergétique nationale. Les modèles de population ont été mis à jour avec des données actuelles et futures, avec une calibration personnalisable pour chacune des 26 provinces du pays.
Les estimations de la demande industrielle ont aussi été affinées, notamment pour le secteur minier du Katanga, en intégrant de nouvelles projections issues de recherches récentes. Ces améliorations permettent de mieux visualiser les liens entre les données de la plateforme et les besoins réels d’électrification sur le terrain.
Le consortium travaille avec des représentants des gouvernements national et provinciaux, de la société civile et du secteur privé congolais.
— M. MASAMUNA
