Londres et l’Afrique, Missang mise sur Battery Britain pour sécuriser les minerais des batteries

Missang a participé au gala de fin d’année de Battery Britain au Royal Automobile Club à Londres, un rendez-vous qui rassemble décideurs publics, industriels, financiers et innovateurs autour de la place du Royaume-Uni dans la transition énergétique et dans la chaîne mondiale des batteries et des minerais stratégiques. La présence remarquée de nombreuses délégations africaines a montré que Londres regarde désormais vers l’Afrique pour sécuriser l’accès aux ressources nécessaires aux technologies bas carbone.

Batteries, minerais stratégiques et nouvelles alliances industrielles

L’enjeu central ressorti des échanges porte sur la solidité des chaînes de valeur, depuis la mine jusqu’aux systèmes de stockage. Pour le Royaume-Uni comme pour les pays africains riches en minerais, la question n’est plus seulement de trouver des gisements, mais d’organiser des contrats stables, des cadres réglementaires prévisibles et des infrastructures capables d’absorber des flux de production sur le long terme. Plus la chaîne est lisible, plus le coût du capital baisse et plus les investisseurs acceptent de financer des projets miniers, des usines de raffinage ou des lignes de production de matériaux pour batteries.

En tant que sponsor du Collaboration Award, Missang a mis en avant Benchmark Mineral Intelligence, récompensé pour son rôle d’interface entre industrie, investisseurs et pouvoirs publics. Ses travaux structurent aujourd’hui une grande partie de l’information économique sur les batteries, qu’il s’agisse des prix, des prévisions de demande ou des coûts de production. Ces données aident les acteurs à calibrer leurs plans d’investissement, à mesurer le risque pays et à comparer les différents bassins de production en Afrique, en Europe et en Asie.

Missang était aussi présent à Giga Africa 2025 à Marrakech, organisé par Benchmark, où se retrouvent les décideurs qui préparent l’essor des matériaux pour batteries et du stockage d’énergie sur le continent africain. Pour les pays producteurs, la question est claire, rester de simples exportateurs de minerais bruts ou capter une part plus importante de la valeur en développant des usines de transformation, des parcs industriels et des hubs logistiques. Les échanges à Marrakech ont montré que plusieurs États africains souhaitent passer à un modèle où l’exportation ne porte plus seulement sur la matière première, mais aussi sur des produits semi finis ou finis, intégrés à des chaînes de valeur respectueuses des normes environnementales et sociales.

Les remerciements adressés à Richard Taylor et à l’équipe de Battery Britain illustrent le rôle de ces plateformes, qui mettent autour de la même table diplomates, entreprises et fonds d’investissement. Elles permettent de tester des montages de partenariat public privé, d’identifier les maillons fragiles des chaînes d’approvisionnement et de préparer des accords qui lient sécurisation des ressources et retombées industrielles pour les pays producteurs. La présence de personnalités comme Roger Atkins, figure reconnue des débats sur la mobilité électrique, renforce la portée de ces discussions et contribue à faire de l’axe Londres–Afrique l’un des futurs centres de gravité des batteries et des minerais stratégiques.

M. KOSI

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