RDC : le Gouvernement renforce ses outils pour mieux prévoir les recettes minières

Le Gouvernement congolais veut mieux prévoir l’argent qui vient des mines, du pétrole et du gaz. À Kinshasa, le 25 novembre 2025, le Ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo, a lancé un Forum de haut niveau pour améliorer le modèle de cadrage macroéconomique, c’est-à-dire la façon dont l’État fait ses prévisions économiques et budgétaires.

Un nouveau modèle pour fiabiliser les prévisions de l’État

Face au Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, également 1er vice-président du Comité exécutif de l’ITIE-RDC, Guylain Nyembo a rappelé l’objectif du Gouvernement : reprendre la main sur la souveraineté économique du pays en s’appuyant sur des données fiables. Il a insisté sur un point : « Les mauvaises données sont pires que l’absence de données ». Pour lui, le pays doit mieux organiser la collecte, l’analyse et la circulation de l’information issue du secteur extractif.

Ce Forum arrive après la signature d’un nouvel arrêté interministériel qui change en profondeur le fonctionnement du Comité permanent de cadrage macroéconomique (CPCM). Ce comité est au cœur des prévisions de croissance, de recettes et de dépenses de l’État. Désormais, il s’appuie sur deux nouveaux outils : le Noyau Prévision des Recettes Extractives (NPRE) et le Noyau Prévision et Simulation Macroéconomiques (NPSM).

Le NPRE doit aider le Gouvernement à estimer plus précisément les recettes minières, pétrolières et gazières qui alimentent le budget de l’État. Le NPSM sert à tester différents scénarios économiques : hausse ou baisse des prix des matières premières, évolution de la production, impact sur les recettes publiques. Ensemble, ces outils doivent rendre les prévisions plus solides et plus proches de la réalité du terrain.

Avec l’appui de la GIZ et de l’ITIE-RDC, le Forum prévoit aussi d’étendre ces méthodes de modélisation à un plus grand nombre de projets miniers. L’objectif est clair : construire un cadrage macroéconomique crédible, moderne et au service d’une meilleure discipline financière publique.

— M. KOSI

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