Le directeur général du SAEMAPE, Jean-Paul Kapongo, demande aux exploitants artisanaux d’or de formaliser leurs activités pour pouvoir bénéficier d’un financement annoncé à 500 millions de dollars. Cet appui est lié à un accord-cadre signé entre la société américaine Gold Connect, le ministère des Mines et le Fonds social.
Jeudi 26 février à Kinshasa, lors d’un café de presse, Jean-Paul Kapongo a expliqué que ce financement vise les coopératives minières et doit s’inscrire dans le programme AXIS. Il précise que la coordination revient au ministère des Mines, « au travers de son excellence Monsieur Louis Watum Kabamba ». Il ajoute que les fonds transiteront par le Fonds social, présenté comme un mécanisme destiné à renforcer la crédibilité et la sécurisation des ressources, puisqu’il est placé sous la tutelle du président de la République.
Le responsable du SAEMAPE rejette aussi les accusations selon lesquelles cet accord reviendrait à « brader les minerais de la République ». Il soutient au contraire qu’il s’agit d’un arrangement présenté comme stratégique avec les États-Unis, axé sur le financement et l’organisation du secteur.
Sortir de l’orpaillage informel et viser la petite mine
Jean-Paul Kapongo dit vouloir pousser le secteur aurifère artisanal vers une évolution progressive, avec un passage de l’artisanat vers la petite mine. Dans cette logique, il affirme vouloir que les Congolais deviennent propriétaires de leurs titres miniers et disposent d’unités de traitement. Il lance aussi un appel à la diaspora congolaise pour investir dans ce mouvement.
Enfin, le DG du SAEMAPE annonce que son service prévoit, dans les prochains jours, de procéder à la distribution des zones d’exploitation artisanales, comme étape annoncée de cette nouvelle orientation.
— M. KOSI
