Réformes fiscales 2026, la DGI détaille les nouvelles règles aux contribuables à Kinshasa

La Direction Générale des Impôts a présenté, le 20 janvier 2026 à Kinshasa, les principales innovations fiscales prévues par la Loi des finances 2026. La rencontre s’est tenue à l’hôtel Hilton, lors d’un échange technique organisé par le cabinet Ernst & Young, en présence de contribuables et de professionnels de plusieurs secteurs.

Cette séance a permis de clarifier les mesures qui touchent directement les recettes fiscales de l’État. La délégation de la Direction Générale des Impôts, conduite par l’inspecteur des impôts Jean Gonda Mabeka, a expliqué ce qui change concrètement pour les entreprises et les particuliers à partir de l’exercice budgétaire 2026.

Ce que la Loi des finances 2026 change pour les impôts

Les échanges ont porté sur plusieurs textes clés modifiés ou complétés par la Loi des finances n° 25/060 du 29 décembre 2025. Il s’agit d’abord de la loi de 2003 qui encadre les procédures fiscales. Les ajustements visent surtout à préciser les règles de contrôle, de déclaration et de recouvrement, afin de réduire les zones d’incompréhension entre l’administration et les contribuables.

La DGI est aussi revenue sur les évolutions introduites par la loi de novembre 2023 relative à l’impôt sur les sociétés et à l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Ces changements concernent la manière de calculer l’impôt, les obligations déclaratives et certains mécanismes destinés à améliorer la collecte. Pour les entreprises, l’enjeu est de mieux comprendre leurs obligations afin d’éviter des pénalités liées à une mauvaise application des textes.

Autre point central, la taxe sur la valeur ajoutée. Les discussions ont intégré les compléments apportés au cadre légal instauré en 2010. La TVA reste un impôt indirect payé par le consommateur final, mais collecté par les entreprises. Toute modification des règles a donc un impact direct sur la trésorerie des opérateurs économiques et sur les prix pratiqués sur le marché.

Au-delà des aspects techniques, la DGI a insisté sur son rôle dans la mise en œuvre de la politique fiscale nationale. L’administration fiscale dit vouloir accompagner les contribuables dans l’application effective des nouvelles dispositions, en misant sur l’information et le dialogue. Pour l’État, l’objectif reste d’améliorer la mobilisation des recettes, tout en sécurisant les relations entre le fisc et les acteurs économiques dans le cadre du budget 2026.

— M. KOSI

Partagez cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Quitter la version mobile