RN18 : 67,4 km à moderniser entre Petit Kasaï et Bulungu pour 78,52 millions USD

Kwilu : 67,4 Km

Les travaux de la RN18 (Petit Kasaï–Bulungu) et de la bretelle vers la mission de Vanga ont démarré le 4 mars 2026 au Kwilu. Le chantier vise 67,4 kilomètres pour un coût de 78,52 millions USD, financés dans le cadre du programme sino-congolais, avec une première injection de 10 millions USD.

Le ministre des Infrastructures, John Banza Lunda, a lancé le projet. Les travaux sont exécutés par SISC via Sinohydro 14, sous la supervision de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), pour une durée annoncée de 24 mois.

Ce que la route peut changer pour l’économie du Grand Kwilu

Cette portion de la RN18 sert de couloir pour l’acheminement des produits agricoles du Grand Kwilu. Le passage à une route modernisée peut surtout jouer sur trois leviers très concrets : le coût du transport, le temps de trajet et les pertes après récolte. Sur les axes en terre, la saison des pluies ralentit les camions, abîme les cargaisons et augmente les dépenses de carburant, d’entretien et de manutention. Une route plus praticable réduit ces charges et rend les livraisons plus régulières.

La liaison renforcée entre Petit Kasaï, Bulungu et Vanga peut aussi soutenir le commerce local et les services le long du trajet, car les déplacements deviennent plus simples pour les ménages, les commerçants et les transporteurs. Pour les opérateurs économiques, l’intérêt est la prévisibilité logistique : quand les délais deviennent plus fiables, il est plus facile de planifier des stocks, de respecter des contrats et de décider d’investir.

À court terme, la première phase, avec 10 millions USD injectés, peut créer de l’activité sur place : emplois sur le chantier, sous-traitance, achats de matériaux et recours à des services locaux. Le projet est présenté comme un engagement du président Félix Tshisekedi, avec l’appui de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

La rentabilité économique attendue dépendra surtout de trois points : tenir les délais, garantir la qualité technique et relier cette route à une stratégie de développement provincial plus large.

M. KOSI

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