Suivi des engagements gouvernementaux : vers une évaluation des actions ministérielles en RDC

Lors de la 21e réunion du conseil des ministres, tenue le vendredi 8 novembre 2024 à la Cité de l’Union Africaine, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a exhorté chaque membre du gouvernement à présenter un bilan détaillé de ses activités depuis le début de leurs fonctions. Cette demande s’inscrit dans une démarche de transparence et de suivi rigoureux des actions entreprises par l’exécutif congolais.

La cheffe du gouvernement a ainsi dévoilé un outil d’évaluation spécifique, conçu pour tracer et analyser l’avancement des directives présidentielles. Ce dispositif méthodique permet de centraliser les initiatives ministérielles, d’identifier les délais impartis, les responsabilités de chacun, ainsi que les résultats obtenus. Il s’agit d’un instrument stratégique visant à mesurer, avec précision, l’impact des actions gouvernementales et à détecter les éventuels freins à leur concrétisation. Selon le compte rendu de cette réunion, chaque ministre a été appelé à faire état de ses réalisations dans ce cadre.

Félix Tshisekedi, Président de la République, avait promis dès le début de son mandat de soumettre tous les membres du gouvernement à une évaluation trimestrielle, une promesse qu’il réitère à travers cette démarche. Ce mois de novembre marque ainsi le lancement de la première phase d’évaluation, centrée sur l’application des recommandations et décisions issues des précédentes réunions ministérielles.

Les ambitions présidentielles se concentrent sur un ensemble de six engagements définis lors de l’investiture : stimuler la création d’emplois, protéger le pouvoir d’achat, renforcer la sécurité des citoyens et de leurs biens, diversifier l’économie, garantir l’accès aux services sociaux de base, et améliorer l’efficacité des services publics. Cette feuille de route, qui représente un défi monumental pour le gouvernement, est appuyée par un budget pluriannuel ambitieux.

Le programme quinquennal de l’État (2024-2028) se chiffre à 277 066 milliards de FC, équivalant à environ 92,9 milliards USD, avec un budget annuel moyen de 55 413,2 milliards FC (soit 18,471 milliards USD). Ce financement colossal reflète la volonté du gouvernement de répondre aux attentes croissantes de la population en matière de développement socio-économique et de croissance inclusive.

Des discussions ont également émergé autour de la possibilité d’un remaniement ministériel en début d’année prochaine, une perspective que le président Tshisekedi avait évoquée lors d’une interview en août dernier. Ce potentiel changement pourrait s’inscrire dans une dynamique de renforcement de l’efficacité gouvernementale et de réajustement des priorités pour atteindre les objectifs fixés.

Dans l’ensemble, cette évaluation régulière des activités ministérielles apparaît comme un levier essentiel pour assurer la bonne gouvernance et l’atteinte des résultats concrets en faveur de la population congolaise.

M.KOSI

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