À Paris, Guylain Nyembo détaille la stratégie économique de la RDC devant les investisseurs français

Le 21 novembre 2025 à Paris, le ministre d’État, ministre du Plan, Guylain Nyembo, a exposé aux investisseurs français la trajectoire économique que veut suivre la République démocratique du Congo. En marge d’Ambition Africa 2025, le forum d’affaires « Invest in DRC » a servi de vitrine pour présenter les réformes en cours, les priorités sectorielles et les signaux de stabilité envoyés par Kinshasa.

Réformes, climat des affaires et secteurs porteurs mis en avant

Dès son intervention, Guylain Nyembo a replacé la stratégie congolaise dans le cadre du Plan national stratégique de développement 2024-2028, document qui doit guider les choix budgétaires et les projets structurants du pays. Il a insisté sur le lien entre ce cadre de planification et l’arrivée de capitaux privés, en expliquant que les réformes en cours visent à rendre les règles plus lisibles pour les entreprises, qu’elles soient congolaises ou étrangères.

Le ministre a ensuite décrit la feuille de route des réformes, désormais digitalisée, qui suit l’état d’avancement des mesures prises pour simplifier les procédures, réduire les délais administratifs et sécuriser les opérations économiques. Cette numérisation doit permettre aux investisseurs de suivre plus facilement l’évolution du climat des affaires et d’anticiper leurs démarches.

Autre axe mis en avant : le développement des partenariats public-privé. Guylain Nyembo a rappelé que ce cadre contractuel est appelé à jouer un rôle central dans le financement des grandes infrastructures, qu’il s’agisse d’énergie, de transport ou d’équipements sociaux. Ces montages doivent limiter la pression sur le budget de l’État tout en accélérant la mise en service de projets utiles à l’activité économique.

Il a également souligné la montée en puissance des zones économiques spéciales, conçues comme des espaces dotés de régimes fiscaux et douaniers plus incitatifs, avec des services administratifs concentrés au même endroit. L’objectif est d’y attirer des projets industriels et de transformation, en particulier dans les chaînes de valeur liées aux minerais stratégiques, à l’agro-industrie et au numérique.

Sur le plan macroéconomique, le ministre a rappelé les efforts du gouvernement pour contenir l’inflation et stabiliser le taux de change, éléments essentiels pour que les entreprises puissent planifier leurs coûts et leurs marges. Cette stabilité, a-t-il expliqué, est un préalable à toute montée en puissance de l’investissement privé à long terme.

Face aux dirigeants d’entreprises et aux fonds présents, Guylain Nyembo a cité des secteurs considérés comme prioritaires : énergie et hydrogène vert, mines et matériaux stratégiques, agro-industrie, technologies numériques et infrastructures. Dans chacun de ces domaines, il a présenté la RDC comme un marché où la demande intérieure reste forte et où des projets d’exportation peuvent être structurés.

Le ton de son message s’est voulu direct :

« La RDC est aujourd’hui une terre d’opportunités concrètes », a déclaré le ministre d’État, en invitant les investisseurs français à venir tester le marché congolais, à s’associer avec des partenaires locaux et à inscrire leurs projets dans la durée.

Les échanges qui ont suivi sont restés centrés sur les conditions pratiques d’entrée sur le marché : sécurité juridique, accès à l’information, qualité du dialogue avec les autorités et mécanismes d’accompagnement des projets. Le forum « Invest in DRC » a ainsi permis à la délégation congolaise de défendre une image de pays en réforme, cherchant à transformer ses ressources et à mieux structurer l’arrivée des capitaux étrangers.

— M. KOSI

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