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Agriculture : la RDC annonce deux usines de montage de tracteurs pour accélérer la mécanisation

tracteurs

Le gouvernement congolais prévoit d’installer deux usines de montage de tracteurs agricoles dans le pays, une initiative présentée comme un levier pour relancer la production et moderniser le secteur. L’annonce a été faite à Kindu par le ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi Butondo.

Les deux unités industrielles seront implantées à Kimpese, dans le Kongo Central, et à Musienene, dans le Nord-Kivu. Elles visent à améliorer l’accès aux équipements agricoles dans un pays où la mécanisation reste encore limitée.

Au-delà de ces infrastructures, les autorités évoquent un ensemble d’actions complémentaires. Il s’agit notamment de la distribution progressive de tracteurs, de l’accès aux fertilisants et pesticides, ainsi que de la mise en place de chaînes intégrées couvrant la production, le stockage, la transformation et la commercialisation des produits agricoles.

Cette orientation traduit une volonté de repositionner l’agriculture au cœur de l’économie nationale. Pour le gouvernement, le secteur constitue un potentiel majeur en matière de création d’emplois, notamment pour les jeunes, dans un contexte où la diversification économique reste un enjeu central.

Dans cette dynamique, un programme de plantation de cultures pérennes a été lancé, avec un objectif de 250 000 plantules de café, cacao et palmier à huile par territoire. L’objectif est de renforcer les revenus des ménages et de soutenir à la fois les cultures vivrières et les filières d’exportation.

Le ministère met également en avant le rôle des institutions académiques, à l’image de l’Université de Kindu, appelée à contribuer à la production de plantules et à la diffusion des innovations agricoles. Un appui en équipements agricoles est envisagé pour soutenir ces initiatives locales.

En filigrane, cette stratégie repose sur une réorientation des priorités économiques, avec l’idée d’utiliser les ressources issues du secteur minier pour financer le développement agricole. Reste à traduire ces annonces en investissements effectifs et en résultats mesurables sur le terrain.

— M. KOSI

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