Avenue Bokassa : phase 1 à 75 % (1 200/1 600 m) et bétonnage en cours jusqu’au croisement Bokassa–Dima

1 200 m de caniveaux sont achevés entre Kabambare et Sendwe sur l’avenue Bokassa. Le chantier, démarré à la mi-avril pour 18 mois, est conduit par Safrimex Sarl sous contrôle de l’Office de voiries et drainage, de la Cellule d’infrastructures de l’Hôtel de Ville et du BCECO, dans le cadre du programme « Kin-espoir » en partenariat public-privé.

Assainissement, portance et longévité : ce que change le phasage

La phase 1 (1 600 m) concentre les opérations les plus lourdes. L’avancement de 1 200 m résulte d’équipes mobilisées de jour comme de nuit afin d’anticiper la saison des pluies. Objectif hydraulique : évacuation plus rapide des eaux, baisse des débordements et diminution de l’érosion latérale qui fragilise les accotements. Sur la chaussée, le bétonnage couvre déjà 400 m, avec une cible à 850 m jusqu’au carrefour Bokassa–Dima. Intérêt technique : rigidité et portance supérieures, orniérage réduit, entretien plus prévisible.

La phase 2 (1 600 m, de Kabambare à l’avenue du Commerce) prévoit la démolition des caniveaux existants pour reconstruire des ouvrages aux sections élargies. Le gain attendu porte sur le débit d’évacuation et la stabilité des rives, avec un tracé rationalisé pour limiter les points de rupture de pente. Cette approche limite les colmatages, allonge les cycles de maintenance et améliore la disponibilité de l’infrastructure en période de fortes pluies.

Le dernier segment (150 m, du rond-point Kin-Maziere au boulevard du 30 Juin) a fait l’objet d’un réaménagement ciblé de génie civil pour supprimer les zones de stagnation. L’idée est simple : drainer vite, préserver la structure, repousser l’apparition des désordres de surface. À l’échelle du corridor autour du Grand Marché, « Kin-espoir » combine bétonnage, asphaltage, caniveaux et éclairage public afin de fluidifier la circulation et d’asseoir la durabilité des investissements.

Le suivi technique est annoncé serré, avec plusieurs entreprises sur des tronçons distincts. Les équipes font face à des contraintes logistiques classiques en milieu urbain dense, mais le rythme observé sur la phase 1 confirme la trajectoire : livrer des ouvrages d’assainissement dimensionnés, une portance de chaussée accrue et, in fine, des coûts d’entretien contenus pour la Ville-Province.

— Peter MOYI

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