Site icon LePoint.cd

BGFIBank porte son bilan à environ 12,4 milliards USD en 2025 et améliore ses résultats

Henri-claude OYIMA

Le groupe bancaire BGFIBank a enregistré un total de bilan d’environ 12,4 milliards USD en 2025, en hausse de 25 % sur un an. Validés le 3 avril 2026 par le conseil d’administration, ces résultats traduisent une activité en croissance et une rentabilité en progression. Présent dans douze pays, le groupe renforce sa position dans un secteur bancaire africain de plus en plus concurrentiel. L’augmentation du bilan signifie que la banque gère davantage d’actifs, ce qui reflète à la fois l’extension de ses activités et la confiance de ses clients.

Les dépôts de la clientèle atteignent environ 7,1 milliards USD, soit une hausse de 10 %. Cela montre que les particuliers et les entreprises continuent de placer leur argent dans les comptes du groupe. Dans le même temps, les crédits accordés progressent à environ 6,3 milliards USD, en hausse de 6 %. Cette évolution plus modérée indique une politique prudente, la banque cherchant à limiter les risques liés aux prêts.

Sur le plan des revenus, le produit net bancaire s’élève à environ 690 millions USD, en progression de 26 %. Cet indicateur correspond aux revenus générés par l’activité bancaire, notamment les intérêts sur les crédits et les commissions. La hausse traduit une augmentation des volumes d’affaires et une meilleure maîtrise des marges.

Le résultat net atteint environ 222 millions USD, en hausse de 9 %. Autrement dit, le bénéfice final du groupe continue de progresser, même si le rythme reste inférieur à celui des revenus. Cela traduit un équilibre entre croissance et contrôle des coûts.

Une stratégie tournée vers l’efficacité et la digitalisation

Ces performances marquent la fin du plan stratégique « Dynamique 2025 ». Le groupe engage désormais un nouveau cycle avec « BGFI 2030 », centré sur l’amélioration de l’efficacité interne, le développement des outils numériques et une relation client plus directe.

Dans un environnement marqué par la montée des services financiers mobiles et des fintechs, les banques traditionnelles doivent adapter leur modèle. La digitalisation devient un levier pour réduire les coûts, accélérer les services et répondre aux attentes des clients.

Pour les économies où BGFIBank est implantée, notamment en Afrique centrale, ces résultats confirment le rôle des banques dans le financement des entreprises et des projets. En collectant l’épargne et en distribuant des crédits, elles soutiennent l’investissement et l’activité économique.

La trajectoire du groupe montre qu’il cherche à combiner expansion, rentabilité et prudence dans la gestion des risques, dans un contexte où les transformations du secteur bancaire s’accélèrent.

— Peter MOYI

Quitter la version mobile