Buenassa indique avoir déposé une offre ferme pour l’acquisition de Chemaf Resources Limited. L’entreprise présente cette démarche comme une étape de sa feuille de route industrielle évaluée à 3,5 milliards USD, avec l’objectif affiché de positionner la RDC sur la production de métaux de haute pureté, utilisés dans des chaînes d’approvisionnement dites « critiques » pour l’industrie.
Buenassa dit vouloir intégrer les opérations de Chemaf à sa plateforme industrielle, en citant notamment son projet de raffinerie, une plateforme de négoce et des installations de stockage stratégique. L’idée mise en avant est de relier l’extraction et la transformation locale pour capter davantage de valeur dans le pays, au lieu de limiter l’activité à la vente de matières brutes.
Financement, partenariats et engagements sociaux mis en avant
Sur le financement, Buenassa affirme que sa proposition est adossée à un engagement de 1,2 milliard USD structuré avec United Bank for Africa (UBA). L’entreprise présente cet élément comme une preuve de mobilisation de capitaux africains pour soutenir une stratégie industrielle.
Buenassa évoque aussi un cadre de coopération autour des actifs de Mutoshi et Etoile, en parlant d’un modèle de « gestion partagée » destiné à préserver les intérêts de l’État, en lien avec des acteurs décrits comme les dépositaires historiques du patrimoine minier national. L’entreprise dit également accueillir la participation d’institutions financières bilatérales américaines et rattache cette approche à un mandat appelé Strategic Asset Reserve (SAR), présenté comme un outil de stabilité et de sécurité sur le long terme pour les chaînes d’approvisionnement.
Sur le processus de sélection, Buenassa affirme soutenir une démarche transparente et explique que sa proposition vise à faire valoir une vision jugée soutenable pour l’avenir industriel du pays.
Enfin, l’entreprise déclare intégrer un engagement sur les droits des travailleurs, avec l’objectif de protéger plus de 3 000 emplois directs, et dit vouloir travailler avec les créanciers et les fournisseurs locaux pour rechercher des accords « mutuellement bénéfiques ». Elle mentionne, dans son adresse aux autorités, la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi et une volonté de cadre « transparent » et « éthique » autour des minerais critiques.
— M. KOSI
