Centre de Kinshasa, John Banza Lunda met en service le pont Cabu de 20 m x 16 sur l’avenue Kasa-Vubu

Mardi, au centre de Kinshasa, un pont-cadre de 20 mètres sur 16 a été mis en service sur l’avenue Kasa-Vubu, sous la conduite du ministre national des Infrastructures, John Banza Lunda, selon un constat de l’ACP. L’ouvrage remplace une buse métallique, accusée de bloquer l’écoulement des eaux de pluie et de surface vers le grand collecteur.

Quand le drainage devient un sujet économique, moins d’eau stagnante, moins de coûts pour la ville

Sur le plan technique, l’enjeu est simple. Une buse sous-dimensionnée ou dégradée agit comme un goulot d’étranglement, l’eau s’accumule, la chaussée se fragilise, puis la circulation ralentit. Le ministre a résumé le problème en une phrase, « la vieille buse empêchait l’écoulement des eaux ». Le remplacement par un pont-cadre vise à rétablir le passage des eaux vers le grand collecteur, un point clé du drainage urbain.

L’ouvrage annonce une capacité de portance d’environ 60 tonnes. Cette donnée compte pour l’économie de la ville, car elle conditionne le passage des camions, des véhicules d’intervention et des engins de chantier, sans dégradation rapide. Quand un axe se dégrade ou devient impraticable, le coût remonte vite dans les chaînes d’approvisionnement, plus de temps de trajet, plus de carburant, plus de pertes sur les marchandises, puis des prix plus élevés sur les marchés.

Le lien avec la politique monétaire est indirect, mais réel. La Banque centrale du Congo agit sur la liquidité et la stabilité des prix via ses instruments. Si, sur le terrain, les routes et le drainage multiplient les perturbations, l’inflation peut être alimentée par des facteurs logistiques, en particulier sur l’alimentation et les biens importés qui traversent la capitale. Inversement, une voirie mieux drainée réduit les ruptures, diminue les coûts de transport et limite les chocs de prix liés aux pluies et aux inondations.

Les autorités présentent ces travaux comme inscrits dans les initiatives du Chef de l’État Félix Tshisekedi, avec un objectif affiché, corriger les points critiques liés à la circulation et au drainage. L’équation reste la même, l’efficacité économique d’un investissement public se mesure aussi à sa capacité à éviter des dépenses répétées de réparation et à sécuriser la mobilité quotidienne.

M. KOSI

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