Centre des infrastructures Félix-Antoine Tshisekedi : un investissement public de 25 millions USD à Kinshasa

La Première ministre a lancé jeudi à Kinshasa les travaux de construction du Centre des infrastructures Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, un immeuble public de 17 étages dont le coût est estimé à environ 25 millions USD. Le bâtiment doit regrouper les services clés du secteur des infrastructures et accueillir jusqu’à 1 400 agents et cadres.

Pour les autorités, le projet va au-delà d’une simple pose de première pierre. Le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), Nico Nzau-Nzau, a expliqué que l’objectif est de doter l’État d’un outil de travail moderne, capable de renforcer la coordination et la performance de l’administration en charge des infrastructures. Le site choisi, relevant du ministère des Infrastructures et Travaux publics, a longtemps abrité le Bureau technique de contrôle, une structure de référence pour le suivi des ouvrages publics.

Le principe retenu est celui du regroupement. Le futur centre doit réunir le cabinet du ministre des Infrastructures et l’ensemble des services stratégiques du secteur. Cette organisation vise à réduire les cloisonnements administratifs, accélérer les circuits de décision et améliorer la transparence dans la gestion des projets publics.

Du côté du gouvernement, le ministre des Infrastructures John Banza a souligné que la RDC dispose d’ingénieurs et d’experts qualifiés. Selon lui, le rôle de l’État consiste à offrir un cadre de travail adapté pour permettre à ces compétences de concevoir et de piloter les projets structurants du pays.

Un bâtiment pensé pour centraliser l’action publique

Sur le plan financier, l’ACGT indique que les 25 millions USD nécessaires proviennent de ressources mobilisées sur plusieurs années, notamment à partir de mécanismes contractuels existants liés aux concessions routières. Le gouvernement parle d’un choix de financement prudent, fondé sur une gestion progressive des ressources.

Techniquement, l’immeuble s’étendra sur une superficie bâtie totale de 19 548 m². Il comptera 17 niveaux, dont deux étages de parkings souterrains de 2 330 m² chacun, offrant environ 90 places par niveau, complétés par un parking extérieur de 42 places. Le rez-de-chaussée, d’une superficie de 952 m², sera dédié à l’accueil et à la gestion des flux, avec trois accès distincts selon les usages.

Les 14 étages supérieurs accueilleront les bureaux, sur près de 13 470 m². Le programme prévoit plus de 300 bureaux, 27 salles de réunion, un restaurant de 150 places, ainsi que des espaces événementiels comprenant deux salles polyvalentes de 400 places et deux salles de conférence de 100 places chacune. L’immeuble intégrera aussi une infirmerie, une salle des serveurs et un toit-terrasse de 466 m².

Pensé pour un usage intensif, le bâtiment doit offrir un environnement sécurisé et fonctionnel, avec des équipements adaptés aux exigences de l’administration moderne. Pour l’ACGT, ce centre doit devenir un outil central de pilotage de la politique nationale des infrastructures, en facilitant la coordination entre services et en améliorant la qualité du service public.

M. KOSI

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