La 16e Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement s’est ouverte à Genève. La RDC y demande un accompagnement pour définir une politique commerciale opérationnelle afin d’accéder à de nouveaux marchés. Devant les délégations, le ministre du Commerce extérieur a déclaré : « J’ai plaidé pour un accompagnement pour la définition de la politique commerciale de la RDC avec des outils clairs pour conquérir de nouveaux marchés mondiaux.«
Ce que la RDC met sur la table
Le message s’articule autour de deux axes. D’abord, bâtir une politique commerciale outillée, avec des instruments adaptés aux filières congolaises. Les secteurs présentés aux investisseurs couvrent les mines, l’agriculture, l’énergie, le commerce, les infrastructures et le tourisme. L’objectif est d’attirer des capitaux, d’élargir l’offre exportable et d’améliorer les recettes issues des échanges.
Ensuite, réaffirmer la primauté des règles communes. Le ministre appelle l’Organisation mondiale du commerce à agir face aux pratiques unilatérales qui fragilisent le cadre multilatéral. Pour Kinshasa, la stabilité du système de règles conditionne la visibilité des opérateurs et la prévisibilité des coûts, du change aux chaînes logistiques.
La conférence se tient sur quatre jours sous le thème « Façonner l’avenir : opérer une transformation économique qui contribue à un développement équitable, inclusif et durable ». La délégation congolaise réunit des experts et diplomates, dont l’ambassadeur Paul Empole Efambe, représentant permanent auprès de l’Office des Nations unies à Genève, et Jules Muilu Mbo, secrétaire général au Commerce extérieur. Le cadrage retenu par la CNUCED met l’accent sur la transformation économique, la montée en gamme des productions et l’intégration aux chaînes de valeur, autant de chantiers au cœur des priorités congolaises.
— M. KOSI
