Le cuivre a progressé de 1,8 % pour atteindre 12 325 dollars la tonne sur le London Metal Exchange, soutenu par les signaux d’apaisement partiel au Moyen-Orient et une demande jugée solide en Chine. Cette hausse intervient après un recul de 0,6 % lors de la séance précédente, illustrant la volatilité persistante des marchés des métaux.
Les investisseurs réagissent aux déclarations du président américain Donald Trump, qui a évoqué des efforts en vue d’un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël. Cette perspective, encore incertaine, influence les anticipations sur les marchés des matières premières, notamment en raison de ses implications sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques. « Le cuivre semble se stabiliser ; une ouverture possible vers une fin de guerre semble se profiler au Moyen-Orient, mais pas encore sa fin », a indiqué un analyste de Saxo Bank.
Dans le même temps, le marché reste soutenu par la demande chinoise, principal moteur de consommation du métal. Le cuivre est largement utilisé dans les secteurs de la construction, des infrastructures et de la transition énergétique, ce qui en fait un indicateur avancé de l’activité industrielle mondiale.
Un marché toujours sensible aux facteurs géopolitiques et économiques
La trajectoire du cuivre illustre la sensibilité des marchés aux facteurs externes. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, influencent les coûts énergétiques et les flux logistiques, avec un impact direct sur les prix des métaux. Parallèlement, les perspectives de la demande en Chine restent déterminantes pour l’équilibre du marché.
Dans ce contexte, les opérateurs adoptent une position prudente, alors que les signaux contradictoires se multiplient. L’évolution du conflit et la solidité de la demande asiatique devraient continuer de dicter les mouvements de prix à court terme, dans un environnement marqué par une forte incertitude.
— M. MASAMUNA

