Le marché des métaux de base a retrouvé un certain apaisement, porté par l’évolution du contexte géopolitique au Moyen-Orient. Le cuivre s’inscrit ainsi en hausse et se dirige vers sa première progression hebdomadaire depuis le début des tensions impliquant l’Iran, soutenu par le report de l’ultimatum américain annoncé par Donald Trump.
Un rebond des prix dans un climat géopolitique moins tendu
À Londres, sur le London Metal Exchange, le contrat à trois mois affiche une hausse de 0,6 % en séance, atteignant 12 244 dollars la tonne, portant sa progression hebdomadaire à 2,54 %. Sur le marché chinois, au Shanghai Futures Exchange, le contrat le plus échangé avance de 0,19 %, à 95 760 yuans (environ 13 851 dollars la tonne), avec un gain hebdomadaire de 1,24 %. Cette dynamique marque un retournement après plusieurs séances sous pression, dans un environnement dominé par les incertitudes géopolitiques.
L’élément déclencheur de ce mouvement reste la décision de Washington de repousser au 6 avril l’échéance d’un ultimatum lié à d’éventuelles frappes sur les infrastructures énergétiques iraniennes. Cette annonce, accompagnée de signaux jugés plus favorables sur le front des discussions avec Téhéran, a contribué à détendre les anticipations des investisseurs, réduisant temporairement les risques de perturbations majeures sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques.
Dans ce contexte, le cuivre bénéficie d’un double effet : un apaisement du risque géopolitique et une stabilisation des anticipations sur les coûts énergétiques, qui influencent directement la production industrielle et les marchés des matières premières. Ce rebond reste toutefois conditionné à l’évolution des négociations et à la capacité des acteurs à éviter une escalade du conflit, alors que les fondamentaux du marché demeurent sensibles aux chocs externes.
— M. KOSI

