Business France annonce qu’elle conduira, pour la neuvième année d’affilée, une délégation « Team France » au Forum économique mondial de Davos 2026. Dans un contexte géopolitique tendu, l’événement doit réunir 65 chefs d’État ou de gouvernement, tandis que le président Emmanuel Macron doit s’exprimer le mardi 20 janvier 2026.
L’objectif affiché est de coordonner la présence française, avec l’appui des équipes de Business France et du Forum économique mondial, et de mettre en avant des entreprises et acteurs de l’innovation.
Les droits de douane américains, un test pour la réponse européenne
Le calendrier diplomatique est scruté car l’intervention d’Emmanuel Macron est annoncée la veille de l’arrivée à Davos du président américain Donald Trump. Le texte souligne une montée de la confrontation commerciale après l’annonce de droits de douane additionnels visant huit pays, dont la France, présentés comme liés à un différend autour du Groenland et du soutien à la souveraineté territoriale du Danemark.
Les taux annoncés sont de 10 % à partir du 1er février, puis 25 % à partir du 1er juin. En 2025, l’Union européenne avait préparé des mesures de riposte couvrant 93 milliards d’euros d’importations américaines, sans aller jusqu’à l’action. Cette fois, une autre option est citée : l’instrument anti-coercition de l’UE, entré en vigueur fin 2023, qui peut ouvrir la voie à des restrictions ciblant des importations, l’investissement étranger, l’accès à des marchés publics ou des sanctions financières, à condition d’une réponse commune.
Avant le déplacement, Emmanuel Macron a réuni la délégation à l’Élysée le 16 janvier, avec des entreprises du CAC 40 et du SBF 120, des représentants de la French Tech, Business France et trois ministres, selon le même texte.
Business France indique aussi qu’elle accompagnera à Davos une sélection d’entreprises dites « pionnières » dans le spatial, les technologies vertes et l’intelligence artificielle, en lien avec des partenaires comme Capgemini, Dassault Systèmes et ONLYLYON. L’enjeu mis en avant est double : peser dans la compétition économique, et défendre une ligne européenne dans un moment où les rapports de force commerciaux reviennent au premier plan.
— M. KOSI
