« Débout Jeunes Congolais » : le gouvernement chiffre le programme à 1,3 milliard USD sur six ans et ouvre le débat budgétaire

Le mardi 24 février 2026, le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito Fumutshi, a réuni plusieurs ministres pour cadrer le financement du programme présidentiel « Débout Jeunes Congolais », consacré à l’emploi et à l’entrepreneuriat des jeunes. Le coût annoncé est de 1,3 milliard USD sur six ans.

La séance de travail s’est tenue après l’adoption du programme en Conseil des ministres. Le gouvernement explique que cette initiative vient des recommandations de la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, convoquée et présidée par le Président Félix Tshisekedi. La délégation reçue par le VPM du Budget comprenait notamment le ministre d’État en charge de la Formation professionnelle, Marc Ekila Likombo, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Micheline Ombae Kalama, et le ministre Justin Kalumba Mwana Ngongo, qui s’est exprimé au nom du groupe.

À la sortie, la délégation a salué les échanges. Justin Kalumba a déclaré à la presse : « Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons été satisfaits de nos discussions avec le Vice-Premier ministre, ministre du Budget… ». Il a aussi rappelé que le programme s’inscrit dans un engagement du Chef de l’État, présenté comme un objectif de création d’emplois en faveur des jeunes Congolais.

D’où viendra l’argent et comment l’État compte démarrer

Au cœur de la réunion : comment payer le programme et à quel rythme lancer ses activités. Le gouvernement annonce un budget global de 1,3 milliard USD sur six ans, financé par plusieurs sources : le budget de l’État, l’appui des partenaires techniques et financiers, et des financements sous forme de crédits accordés par certains organismes publics.

L’exécutif met en avant deux piliers pour tenir le programme : la gouvernance (qui décide, qui exécute, qui contrôle) et le financement (qui met les moyens et quand). C’est ce second point qui a dominé la discussion du 24 février, avec un focus sur la contribution que l’État pourrait mobiliser rapidement, surtout au moment des collectifs budgétaires annoncés. L’idée est simple : si l’État veut lancer le programme, il doit inscrire une part de dépenses dans ses propres lignes budgétaires, puis chercher le reste auprès des partenaires et d’autres mécanismes de financement.

Justin Kalumba a résumé l’enjeu à sa manière, en expliquant que le travail consistait à déterminer, dans la perspective des prochains ajustements budgétaires, « qu’est-ce que le gouvernement, ou disons l’État congolais, va prendre comme portion de financement à sa charge ». Il a aussi évoqué la mobilisation des partenaires au développement, avec des discussions à poursuivre avec d’autres ministres.

Sur le contenu, le programme repose sur trois axes présentés comme complémentaires. D’abord, la formation professionnelle, pour renforcer les compétences et la qualification, un point souvent cité quand on parle d’employabilité des jeunes. Ensuite, le volet travail, emploi et égalité des chances, qui vise l’accès aux opportunités professionnelles, avec l’idée que les dispositifs publics doivent éviter de fermer la porte à certaines catégories. Enfin, l’entrepreneuriat, orienté vers la création d’entreprises capables de porter des emplois dans la durée.

Le gouvernement dit vouloir coordonner la mise en œuvre sous l’autorité du Président de la République, avec une coordination annoncée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, dans la logique d’améliorer les perspectives d’emploi des jeunes. La prochaine étape attendue porte sur un point très concret : la portion exacte que le Trésor public prendra en charge au démarrage, et la manière dont le reste du financement sera sécurisé avec les partenaires et les autres sources annoncées.

M. KOSI

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