Ebola : le Royaume-Uni accorde plus de 25 millions USD à la RDC pour renforcer la riposte

Le Royaume-Uni va mobiliser 20 millions de livres sterling, soit plus de 25 millions USD, pour soutenir la lutte contre Ebola dans l’Est de la RDC. Cette nouvelle aide doit financer plusieurs actions prioritaires, notamment l’accès à l’eau potable, les services d’hygiène, la protection des populations exposées et les interventions communautaires dans les provinces touchées par l’épidémie.

L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion organisée le 21 mai 2026 entre le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, le chargé d’affaires intérimaire britannique Peter Cardy Fernandes ainsi que la coordinatrice du GIBS, Giovanna Cowley. Cette assistance intervient alors que les autorités congolaises tentent de limiter la propagation du virus dans des zones déjà fragilisées par l’insécurité et les crises humanitaires. Dans plusieurs régions de l’Est, les difficultés d’accès aux soins, le manque d’infrastructures sanitaires et les déplacements de populations compliquent les opérations de riposte.

L’eau, l’hygiène et les communautés au centre du programme

Selon les autorités sanitaires, une partie importante du financement sera consacrée à l’amélioration de l’accès à l’eau potable et aux services d’hygiène. Ces investissements sont considérés comme essentiels dans la lutte contre Ebola, car ils permettent de réduire les risques de contamination dans les communautés et dans les centres de santé. Le programme prévoit aussi un renforcement des mécanismes de protection des populations exposées ainsi qu’un appui accru aux campagnes de sensibilisation et de prévention.

Les autorités rappellent que les précédentes épidémies ont montré que la rapidité de détection des cas et la confiance des populations locales restent déterminantes pour contenir le virus. Dans certaines zones affectées par les violences armées, les équipes sanitaires rencontrent encore des difficultés pour atteindre les communautés ou assurer un suivi régulier des malades et des contacts.

Le partenariat entre Kinshasa et Londres comprend également un volet consacré à la santé maternelle et reproductive des femmes et des jeunes filles, en collaboration avec l’UNFPA. Les partenaires sanitaires estiment que les crises épidémiques aggravent souvent les vulnérabilités sociales et sanitaires des femmes, surtout dans les régions touchées par les conflits et les déplacements de population.

La RDC fait partie des pays africains ayant enregistré plusieurs épisodes d’Ebola au cours des dernières années. Ces différentes flambées ont mis en évidence les limites du système de santé, notamment le manque de personnel médical, les difficultés logistiques et l’accès limité aux soins dans plusieurs zones rurales. Pour les spécialistes de santé publique, les financements internationaux restent importants pour soutenir les capacités de riposte, mais le renforcement durable des infrastructures sanitaires et des systèmes de surveillance épidémiologique demeure un défi de long terme.

— Peter MOYI

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