Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a affirmé mercredi 6 mai 2026 que la province du Bas-Uélé dispose déjà d’activités d’exploitation de l’or appelées à se développer davantage. Le chef de l’État s’exprimait à Kinshasa lors d’une conférence de presse organisée devant des médias nationaux et internationaux, dans un contexte marqué par les discussions autour des partenariats économiques entre la RDC et les États-Unis.
À travers cette déclaration, Félix Tshisekedi a voulu rassurer sur le fait que les provinces souvent moins associées aux grands projets miniers ne seront pas exclues des futures opportunités économiques. « Le Bas-Uélé dispose déjà de l’exploitation d’or. Notre gouverneur en a parlé avec moi et il est en train de mettre en place une structure provinciale qui va l’accompagner dans ce sens », a déclaré le président congolais.
Le chef de l’État défend depuis plusieurs mois une coopération plus large avec les États-Unis autour des ressources naturelles congolaises. Selon lui, cette collaboration ne doit pas se limiter aux minerais stratégiques utilisés dans les batteries et les nouvelles technologies. Elle doit aussi concerner les infrastructures, l’agriculture, la santé ou encore la sécurité. Dans cette approche, le Bas-Uélé est présenté comme une province capable de renforcer sa contribution à l’économie nationale grâce à son potentiel aurifère.
La transformation locale des minerais mise en avant
Félix Tshisekedi a également insisté sur la nécessité pour la RDC de transformer localement ses ressources minières afin d’augmenter les retombées économiques pour le pays. Cette stratégie vise à réduire la dépendance aux exportations de minerais bruts, un modèle souvent critiqué pour sa faible création de valeur locale. Les autorités congolaises souhaitent plutôt développer progressivement des activités de transformation et d’industrialisation autour du secteur extractif.
Pour les pouvoirs publics, cette orientation pourrait permettre de créer davantage d’emplois, d’augmenter les recettes locales et d’attirer de nouveaux investisseurs dans plusieurs provinces minières. Le Bas-Uélé fait partie des zones que le gouvernement veut mieux intégrer dans cette dynamique économique nationale.
— Peter MOYI
