Le gouvernement prévoyait 1 953,4 milliards CDF de recettes en février 2026, soit 859,7 millions USD. Au 12 février 2026, les recettes effectivement encaissées atteignent 759,6 milliards CDF, alors que les dépenses publiques montent à 812,4 milliards CDF, selon la Banque Centrale du Congo (BCC).
Ce niveau d’exécution laisse, à mi-parcours du mois, un solde provisoirement négatif : l’État a dépensé plus qu’il n’a encaissé sur la période observée, ce qui met la trésorerie sous tension.
Un déficit attendu sur le mois, sur fond de déficit déjà cumulé fin janvier
Sur la période suivie par la BCC, les régies financières ont mobilisé 369,6 milliards CDF. La collecte se répartit ainsi : 83,6 milliards CDF pour la DGI (impôts directs et indirects), 98,9 milliards CDF pour la DGDA (douanes et accises) et 187,1 milliards CDF pour la DGRAD (recettes administratives, judiciaires, domaniales et participations). À ce stade, la DGRAD apparaît comme le premier contributeur parmi les trois régies.
En face, les dépenses du pouvoir central sont attendues à 2 718,0 milliards CDF sur l’ensemble du mois de février. En comparant ces dépenses prévues aux recettes programmées, le document de la BCC fait ressortir un déficit budgétaire mensuel attendu de 764,6 milliards CDF, soit environ 336,5 millions USD.
Ces chiffres arrivent alors que la situation intégrée des opérations financières de l’État, arrêtée au 30 janvier 2026, montrait déjà un déficit cumulé de 1 037,5 milliards CDF. Ce niveau dépasse le déficit mensuel programmé de 688,2 milliards CDF mentionné dans la même source.
Pour combler l’écart, le financement aurait été assuré par des ressources de trésorerie, sans précision sur les mécanismes utilisés. D’ici la fin février, l’écart entre les recettes prévues et celles réellement encaissées restera l’un des repères pour suivre la trajectoire budgétaire du mois.
— M. MASAMUNA
