Le ministère de la Pêche et de l’Élevage a réfuté, le 06 octobre 2025 à Kinshasa, les rumeurs d’une externalisation de la gestion des bateaux acquis par l’État. La phase en cours reste l’inspection et les essais techniques ; la gouvernance sera tranchée après réception, avec l’ONPA au centre du dispositif.
Inspection technique avant décision de gouvernance
Le dossier des nouveaux navires de pêche avance par étapes. Le 17 septembre, huit unités ont accosté au port de Boma (Kongo Central). Début octobre, sept autres bateaux en cours de finition ont été inspectés à Barcelone. À ce stade, le ministère insiste : aucune décision n’a été prise pour confier la gestion de cette flotte à une société, qu’elle soit publique ou privée, en remplacement de l’Office national de la pêche et de l’aquaculture (ONPA).
La priorité opérationnelle porte sur les contrôles, la conformité technique et les essais. La question de la gestion interviendra après la réception officielle des navires. Le ministère rappelle que l’ONPA demeure l’opérateur institutionnel de référence et ne sera pas écarté. La future organisation devra soutenir un déploiement efficace de la flotte, avec un objectif clair : renforcer l’offre halieutique nationale et contribuer à la sécurité alimentaire, en cohérence avec la vision du Chef de l’État.
Sur le plan juridique et institutionnel, la tutelle précise qu’elle agit dans le cadre des attributions fixées par l’ordonnance présidentielle n° 22/22 du 6 juin 2022, qui encadre les missions de l’ONPA. Cette base normative guide les choix à venir, qu’il s’agisse des modalités d’exploitation, des responsabilités de maintenance ou des circuits de commercialisation.
Le message adressé aux opérateurs et au public est net : aucune annonce de délégation de gestion n’a été formulée par le ministre. Les spéculations relayées par certains médias ne reflètent pas l’état réel du dossier. La séquence qui s’ouvre reste technique et administrative, avec un calibrage précis des capacités avant mise en service.
La Cellule de Communication du ministère souligne, enfin, que toute évolution sera communiquée au terme des essais et de la réception, afin de garantir transparence et lisibilité pour l’ensemble des parties prenantes, du secteur public aux communautés de pêcheurs, jusqu’aux consommateurs.
— M. KOSI
