FOGEC en RDC : 150 entrepreneurs financés et 1 400 emplois créés avec un taux de 5 %

Le FOGEC commence à peser dans le financement des PME congolaises. Avec près de 150 entrepreneurs accompagnés et plus de 1 400 emplois créés, le mécanisme de garantie publique se transforme en véritable relais entre les banques et des porteurs de projets souvent jugés trop risqués. Le tout avec un taux d’intérêt de 5 % l’an sur les crédits garantis.

Une garantie qui filtre les projets et rassure les banques

Le Directeur général du FOGEC, Laurent Munzemba, l’a rappelé devant les jeunes réunis à l’Afterwork YouthCom du 20 novembre 2025: la garantie n’est pas une subvention distribuée sans contrôle. Le Fonds intervient uniquement lorsque le projet présente un produit vendable, une rentabilité démontrable et un modèle économique clair.

La banque reste au cœur du dispositif, instruit le dossier, apprécie le risque et accorde le crédit. Le FOGEC vient en renfort sous forme de garantie. Cette couverture réduit l’exposition de la banque en cas de défaut et facilite l’accord du prêt. Pour l’entrepreneur, le levier essentiel reste la qualité du dossier: marché ciblé, structure des coûts, marges, capacité de remboursement.

Les activités basées sur la simple revente de produits importés ou les prototypes sans revenus sont écartés. Le message adressé aux jeunes créateurs est orienté vers la production locale, la création de valeur ajoutée sur le territoire et une visibilité précise des flux de trésorerie.

Le taux de 5 % l’an appliqué aux crédits garantis se situe dans une zone plus supportable pour de petites structures qui affrontent un environnement de change et d’inflation déjà lourd à absorber. Cette charge financière plus contenue laisse davantage de marge pour investir, recruter et absorber les chocs de départ d’une entreprise.

Pour accéder à ce type de financement, la formalisation devient incontournable. Le FOGEC encourage ouvertement le passage par les incubateurs: ces structures aident à transformer une idée en projet structuré, avec des comptes prévisionnels, une gouvernance minimale et des documents conformes aux attentes des banques.

Les 150 entrepreneurs déjà soutenus et les 1 400 emplois créés traduisent une réalité: lorsqu’un instrument public est bien ciblé, les jeunes entreprises trouvent une voie d’accès au crédit sans s’enfermer dans un endettement hors de portée. Reste à élargir ce type de mécanisme pour qu’un nombre croissant de projets viables puisse franchir la porte des agences bancaires.

M. KOSI

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