Le gouvernement provincial de Kinshasa a lancé le programme GENIS, pour « Gestion environnementale normalisée d’intervention et de salubrité », afin d’assurer un entretien plus régulier des routes, trottoirs et caniveaux de la capitale. Cette initiative s’inscrit dans la continuité du programme « Kinshasa Ezo Bonga », engagé depuis novembre 2025 sur plusieurs grands axes urbains.
À Kinshasa, la question de la salubrité dépasse désormais le simple cadre de l’environnement. L’accumulation de sable sur les chaussées, les déchets abandonnés dans les caniveaux et l’occupation désordonnée de certains espaces publics contribuent à détériorer les routes, ralentir la circulation et aggraver les inondations lors des fortes pluies. Pour le gouvernorat, l’objectif est donc de passer d’opérations ponctuelles de nettoyage à une logique d’entretien permanent des infrastructures routières. Le programme est porté par le gouverneur Daniel Bumba, avec le ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat, Alain Tshilungu.
Un programme qui prolonge « Kinshasa Ezo Bonga »
GENIS intervient après plusieurs opérations déjà réalisées dans le cadre de « Kinshasa Ezo Bonga ». En novembre 2025, les autorités provinciales avaient lancé une campagne d’assainissement et d’embellissement sur les axes reliant notamment l’aéroport de N’Djili à Kintambo Magasin. Les travaux concernaient le curage des caniveaux, l’évacuation des déchets ainsi que l’installation de bacs à ordures le long de certaines artères.
Quelques mois plus tard, en janvier 2026, la ville avait aussi réceptionné 70 tonnes d’équipements d’assainissement destinés aux 24 communes de Kinshasa. Ce matériel comprenait notamment des balais, des brouettes, des bêches et des souffleurs pour soutenir les opérations de nettoyage des routes et espaces publics. Avec GENIS, les autorités veulent désormais structurer ces interventions sur la durée afin d’éviter le retour rapide des mêmes problèmes après chaque pluie ou après les opérations de salubrité.
Pour les habitants, les effets attendus sont concrets. Un meilleur entretien des routes et des caniveaux peut réduire les stagnations d’eau, améliorer la circulation et protéger plus longtemps les infrastructures urbaines. Mais les résultats dépendront aussi de la régularité des interventions, de la coordination avec les communes et du respect des règles de salubrité par les usagers de la voie publique. À travers ce programme, le gouvernement provincial veut montrer que la modernisation de la voirie passe aussi par un entretien continu des espaces urbains.
— Peter MOYI
