Au DRC Investment Forum, tenu à Kinshasa les 22 et 23 septembre, Adrien Fariala, Responsable Énergie d’ERG Africa, a présenté un partenariat public-privé (PPP) entre Metalkol et la Société nationale d’électricité (SNEL) portant sur la réhabilitation de la ligne 120 kV NSEKE–RO. Objectif immédiat : sécuriser l’acheminement, réduire les pertes techniques et améliorer l’accès à l’électricité pour les populations riveraines, condition préalable à la montée en puissance des activités économiques locales.
La remise à niveau d’une liaison 120 kV agit sur plusieurs leviers techniques : remplacement d’équipements vieillissants, renforcement de la capacité de transit, amélioration du profil de tension et baisse des interruptions. À la clé, un réseau plus stable, moins de pannes coûteuses pour les entreprises et des ménages mieux desservis. Pour un opérateur minier comme Metalkol et pour la SNEL, l’intérêt se lit aussi en termes de coûts évités et de fiabilité accrue, avec un impact direct sur les marges et la planification de la production.
PPP : partage des risques et résultats mesurables sur le réseau
Le montage PPP présenté met en commun financement, expertise d’exécution et obligations de performance. Partage des risques de construction et d’exploitation, calendrier d’intervention resserré, suivi d’indicateurs réseau (taux de disponibilité, fréquence et durée des coupures, pertes en ligne) : l’approche vise des gains concrets et vérifiables. Une ligne 120 kV réhabilitée soutient la continuité d’alimentation des sites industriels, des PME et des services publics, ce qui stabilise les recettes et limite les dépenses imprévues liées aux arrêts.
Pour ERG Africa, l’intérêt du modèle tient à sa capacité à orienter rapidement des capitaux vers des actifs électriques utiles à la collectivité. La SNEL y trouve un cadre pour accélérer des travaux structurants sans alourdir sa charge bilancielle, tout en gardant la main sur les standards techniques et la qualité du service. Metalkol sécurise, de son côté, une alimentation plus fiable pour ses opérations, avec des effets mécaniques sur la productivité et la maîtrise des coûts énergétiques.
Le message envoyé à Kinshasa se veut pragmatique : en s’appuyant sur des contrats de performance et des responsabilités bien distribuées, un PPP peut livrer des améliorations visibles du réseau en peu de temps. La réhabilitation de la ligne 120 kV NSEKE–RO illustre cette logique, avec des bénéfices attendus pour les communautés, les entreprises et l’économie locale.
— Peter MOYI
