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Kinshasa : Jean-Pierre Bemba donne 30 jours pour libérer le chenal de Kingabwa

Kingabwa

Le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, s’est rendu mercredi 11 mars dans la commune de Limete à Kinshasa pour inspecter les travaux de déblaiement du chenal de Kingabwa. Sur place, il a constaté la présence persistante de remblais dans le lit du fleuve et a donné un délai de 30 jours aux responsables pour les retirer afin de rétablir la circulation de l’eau et réduire les risques d’inondation.

La visite avait pour objectif d’évaluer l’avancement des opérations de désensablement et de réhabilitation du chenal, lancées quelques jours plus tôt. Ce passage d’eau joue un rôle important dans l’écoulement des eaux et dans la navigabilité locale. Lorsque du sable ou des remblais s’y accumulent, l’eau circule plus difficilement. Cette situation peut provoquer une montée rapide des eaux en période de fortes pluies et accroître les risques d’inondations dans plusieurs zones de la capitale.

Jean-Pierre Bemba était accompagné d’une délégation composée de plusieurs responsables civils et sécuritaires. Parmi eux figuraient le conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité, Eberande Kolongele, l’Administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Justin Inzun Kakiak, ainsi que le commandant de la 14ᵉ région militaire, le général Stasin Kizimu Mbuyule. Le commissaire provincial de la police de Kinshasa, Israël Kantu, le ministre provincial de l’Environnement Léon Mulumba Mwana Nshiya, ainsi que des représentants du chef d’état-major, des services de renseignement et de sécurité intérieure étaient également présents, aux côtés de responsables de la Direction générale de migration (DGM), de la Direction des renseignements généraux (DRG) et de la Régie des voies fluviales (RVF).

Au cours de l’inspection, la délégation a constaté que malgré le lancement des travaux de nettoyage, des remblais restent encore visibles dans le lit du chenal. Ces dépôts modifient la circulation naturelle de l’eau et représentent un risque environnemental pour la ville. Face à cette situation, le Vice-Premier ministre a exigé que les personnes à l’origine de ces dépôts procèdent à leur retrait complet dans un délai de 30 jours, afin de restaurer l’état naturel du chenal et garantir son bon fonctionnement.

Pour les autorités, l’enjeu dépasse la simple question d’entretien d’un cours d’eau. Dans une ville comme Kinshasa, où l’urbanisation progresse rapidement et où les pluies peuvent être abondantes, l’obstruction des voies d’écoulement de l’eau peut rapidement provoquer des débordements et aggraver les inondations dans plusieurs quartiers. La remise en état du chenal de Kingabwa est donc présentée comme une mesure de prévention destinée à limiter les risques pour les habitants et à assurer une meilleure gestion des eaux dans la capitale.

— Peter MOYI

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