Kinshasa : la RDC installe son Conseil technique pour accélérer la mise en œuvre de la Zlecaf

Kinshasa a accueilli vendredi la première réunion du Conseil technique chargé d’accompagner la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Les experts réunis ont validé le projet de règlement intérieur du Comité national, étape préalable pour engager le pays dans ce vaste marché commun.

Un chantier stratégique pour le commerce et l’industrialisation

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a rappelé que la République démocratique du Congo doit se doter de stratégies concrètes afin d’éviter que son économie ne se réduise à une simple porte d’entrée pour les produits des autres États membres. L’enjeu technique est d’adapter le système productif local pour capter une part réelle des flux commerciaux générés par la Zlecaf, dont l’objectif est la suppression progressive des droits de douane sur 90 % des lignes tarifaires à l’échelle du continent.

La Zlecaf ouvre un marché unique de plus de 1,3 milliard de consommateurs, représentant un PIB cumulé estimé à 3 400 milliards USD Source:CEA,2024Source : CEA, 2024. Pour la RDC, pays riche en ressources minières mais dépendant encore fortement des importations de biens manufacturés, la réussite de cette intégration passe par une montée en gamme industrielle et par la valorisation locale des minerais stratégiques. Paluku a insisté sur la nécessité d’identifier rapidement les obstacles réglementaires, logistiques et fiscaux qui freinent la compétitivité nationale.

Le Conseil technique, nouvellement opérationnel, devient l’organe de gestion du Comité national, présidé par la Première ministre Judith Suminwa. Selon Jules Mwilu Mboo, Secrétaire général au Commerce extérieur, le projet de règlement intérieur sera soumis à ce comité afin de fixer un cadre institutionnel solide.

La réunion a rassemblé les principaux acteurs publics et privés : DGDA, Anapex, OCC, Ogefrem, FEC et Fenapec. Cette configuration illustre la volonté de bâtir une plateforme de concertation où l’État et les opérateurs économiques conjuguent leurs efforts pour tirer parti du marché continental, notamment en matière d’exportations non traditionnelles, d’industrialisation locale et de création d’emplois.

— Peter MOYI

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