Kinshasa paralysée par des chantiers mal sécurisés

Kinshasa vit depuis plusieurs semaines au rythme des travaux de réhabilitation et de construction routière, menés dans plusieurs communes par l’entreprise SAFRIMEX. L’objectif affiché est de moderniser les infrastructures urbaines, mais pour des millions d’habitants, le résultat immédiat est une capitale transformée en chantier permanent, où embouteillages et insécurité s’ajoutent au quotidien.

Des routes impraticables et des vies en danger

Les files interminables de véhicules illustrent la lenteur des travaux et leur mauvaise organisation. Les chantiers à ciel ouvert, souvent dépourvus de signalisation et de protections, représentent un risque permanent pour les usagers. Le 19 août dernier, au croisement des avenues ex-Flambeau et Commerce, Francine Lusamba a échappé de peu à la mort après avoir chuté dans une canalisation profonde de deux mètres laissée béante.

Cet incident a ravivé la colère des Kinois, qui dénoncent la négligence de SAFRIMEX. Selon Charlie Jephthé Mingiedi Mbala, interrogé par Radio Okapi, « la sécurité des citoyens doit primer sur l’argent et l’indifférence. Kinshasa mérite mieux que des chantiers de la mort ». Il appelle les autorités à exiger des comptes, à imposer des normes strictes et à garantir l’indemnisation des victimes.

En l’absence de communication officielle de SAFRIMEX, la population continue de subir les conséquences d’un urbanisme improvisé, marqué par des infrastructures insuffisantes face à une démographie galopante. L’image d’une ville moderne s’éloigne, laissant place à la peur et à la frustration de ses habitants.

— M. KOSI

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