Vers une énergie verte au service du secteur minier
La société américaine ESG Clean Energy prévoit de construire une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW dans la ville de Kolwezi, située au cœur de la province minière du Lualaba. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion tenue le 19 octobre entre les dirigeants de l’entreprise et Bruno Tshibangu Kabaji, directeur par intérim de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi). Ce projet vise à fournir une source d’électricité renouvelable à une région stratégique pour l’économie de la RDC.
Atténuer les pénuries d’électricité et soutenir les mines
Le Lualaba, malgré une capacité installée de 614,64 MW, ne dispose actuellement que de 542,1 MW d’énergie disponible, ce qui provoque des coupures fréquentes. Ces interruptions affectent directement les activités des industries minières locales, notamment celles de la mine de Kamoa-Kakula d’Ivanhoe Mines. Face à cette situation, Ivanhoe Mines a dû revoir ses objectifs de production à la baisse et explore des alternatives, comme l’importation d’électricité depuis la Zambie et le déploiement de solutions de secours. L’installation de cette centrale solaire permettrait de stabiliser l’approvisionnement énergétique local et d’accompagner l’expansion des activités minières.
Un tournant pour ESG Clean Energy
Ce projet de Kolwezi serait une première expérience dans le solaire pour ESG Clean Energy, une entreprise historiquement orientée vers la production de gaz avec captage de carbone. Aux États-Unis, ESG est partenaire de la société Holyoke Gas & Electric Company, avec laquelle elle gère des infrastructures à gaz d’une capacité de 3,9 MW. En s’engageant dans un projet solaire en RDC, ESG marque un changement stratégique dans son portefeuille énergétique et contribue à l’objectif global de transition vers les énergies renouvelables.
Ce projet est perçu comme une opportunité de réduire le déficit énergétique régional tout en renforçant le secteur minier, moteur de l’économie congolaise. Si le projet se concrétise, il pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives similaires et consolider le rôle de la RDC dans la promotion des énergies vertes en Afrique.
