La BAD injecte 1,5 milliard USD dans les projets actifs de la RDC

Au 1er mai 2025, le portefeuille actif de la Banque africaine de développement (BAD) en République démocratique du Congo atteignait 1,58 milliard USD. Cette enveloppe couvre 25 opérations, dont la majorité concerne des projets nationaux directement liés aux priorités économiques du pays.

Un suivi renforcé pour maximiser l’impact des financements

Le représentant-pays de la BAD, Mohammed Coulibaly, a annoncé le 11 septembre 2025 la mise en place de revues semestrielles de portefeuille, en partenariat avec la Cellule de suivi des projets-programmes (CSPP) du ministère des Finances. Objectif : améliorer la gestion et la transparence des fonds. Une session technique axée sur la gestion financière est d’ailleurs prévue en octobre pour consolider les pratiques de suivi.

La répartition des financements illustre la place stratégique de la RDC dans les interventions régionales de la BAD :

  • 20 opérations nationales, soit 1,2 milliard USD (76,3 % du portefeuille), dont deux projets du secteur privé totalisant 22,1 millions USD. Ces financements proviennent quasi exclusivement du Fonds africain de développement (FAD) et du Fonds africain de transition (FAT).
  • 5 projets régionaux représentent 374,9 millions USD, financés entièrement par le FAD, soit 23,6 % du portefeuille.

Lors de l’atelier de renforcement des capacités institutionnelles et clinique fiduciaire (RICF), organisé du 8 au 11 septembre à Kinshasa, les participants ont été formés aux outils de gestion et de performance. Pour Yves Mafongo, émissaire du ministère des Finances, l’efficacité des projets dépend directement de la maîtrise de ces compétences : « Nous devons garantir le respect des délais, la qualité des prestations et l’atteinte des objectifs fixés. »

En recevant leurs brevets, les gestionnaires de projets se sont engagés à appliquer les connaissances acquises et ont plaidé pour la régularité de telles formations, jugées essentielles pour corriger les failles observées dans la conduite des programmes.

Avec cette nouvelle stratégie d’encadrement, la BAD cherche à sécuriser l’exécution des projets, condition indispensable pour transformer ses engagements financiers en résultats tangibles pour l’économie congolaise.

— Peter MOYI

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