Du 7 au 11 novembre, le Gouverneur André Wameso et le Conseil de la Banque centrale du Congo se sont réunis à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Leur objectif, définir la nouvelle feuille de route de l’institution pour les prochaines années.
Un plan bâti sur un diagnostic large et des avis extérieurs
La retraite a commencé par une visite aux autorités provinciales, avant d’entrer dans le cœur du travail. Le Conseil s’est concentré sur trois grands blocs; dresser un diagnostic profond de la Banque, définir une vision claire, puis traduire cette vision en stratégies et en priorités concrètes. Les membres ont aussi réfléchi aux mesures de gouvernance à renforcer pour que ce futur plan ne reste pas théorique, mais se traduise par des résultats mesurables.
Le plan stratégique actuel arrivant à son terme, la Banque ne repart pas de zéro. Le nouveau document s’appuie sur deux sondages, l’un interne et l’autre externe, qui mesurent la perception de l’action de la BCC par son personnel et par le public. Il tient compte aussi d’un audit organisationnel demandé par le Gouverneur André Wameso dès son entrée en fonction, pour voir comment l’institution fonctionne en pratique.
Pour sécuriser la qualité du travail, la Banque centrale a combiné plusieurs regards. Elle a fait appel à des consultants internationaux spécialisés en planification stratégique. Elle a aussi sollicité deux professeurs de l’Université de Kinshasa, Kabeya Tshikuku et Gamela Nginu, chargés d’apporter un regard critique et constructif sur la démarche.
Au terme de cette retraite, la BCC affirme disposer d’une vision plus claire de ses objectifs, des moyens nécessaires pour les atteindre et des indicateurs qui permettront de suivre les progrès, en lien avec sa mission de stabilité monétaire et financière. Les agents de la Direction provinciale de Kisangani ont d’ailleurs donné un surnom à ce futur document, « Plan stratégique de Kisangani ». La Banque en dévoilera le contenu détaillé lors de sa publication officielle.
— M. KOSI
