La fermeture du détroit d’Ormuz et du canal de Suez, conséquence directe du conflit entre l’Iran et Israël-États-Unis, a occupé une place importante lors de la 82ème réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 13 mars 2026 à Kinshasa. Le gouvernement a tenu à rassurer sur la situation de l’approvisionnement en produits pétroliers, tout en présentant des mesures pour atténuer les effets du choc énergétique international.
Jean-Lucien Bussa, ministre de l’Aménagement du territoire, intervenant au nom de la ministre des Hydrocarbures Acacia Bandubola en mission, a précisé que ces deux voies maritimes assurent respectivement 20 % et 10 % de la consommation mondiale journalière de produits pétroliers. Leur perturbation pèse sur les circuits d’approvisionnement de nombreux pays importateurs, dont la RDC.
Malgré ce contexte, le ministre a assuré que la situation reste globalement maîtrisée. Les stocks disponibles couvrent les besoins du pays jusqu’au mois de juin, et plusieurs navires transportant des cargaisons de produits pétroliers sont attendus dans les prochaines semaines pour renforcer les niveaux de stockage et garantir la continuité de la distribution sur le marché intérieur.
Face à la tendance haussière du prix moyen à la frontière commerciale et son éventuel impact sur le prix à la pompe, une série de mesures à court, moyen et long terme a été présentée au Conseil et validée. Ces mesures visent à préserver l’équilibre du système d’approvisionnement et à limiter les impacts budgétaires de la crise énergétique internationale.
Ressortissants congolais au Moyen-Orient : aucune victime signalée, évacuation difficile
La situation des Congolais présents au Moyen-Orient a également été abordée, lors de la précédente réunion du 6 mars 2026. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a indiqué que le gouvernement suit l’évolution du conflit par le biais du ministère des Affaires étrangères et des missions diplomatiques sur place.
Selon les informations transmises par ces missions, aucune victime congolaise n’a été signalée dans les pays concernés. Mais la fermeture partielle ou totale de l’espace aérien dans plusieurs de ces pays rend toute opération d’évacuation difficile à ce stade. Des restrictions de déplacement ont été instaurées par certaines autorités locales pour protéger les populations civiles.
La Première ministre a instruit la ministre des Affaires étrangères de recenser les ressortissants congolais présents dans la région et d’évaluer les capacités des missions diplomatiques à intervenir. Des recommandations sur les modalités d’assistance renforcée ont été demandées afin de permettre au gouvernement de réagir rapidement selon l’évolution de la situation.
— Joldie KAKESA
