Un événement orienté sur la coopération entre l’Union européenne (UE) et le Ministère des Mines de la République démocratique du Congo (RDC) s’est tenu à l’Hôtel Pullman de Kinshasa. Présidée par le Ministre Kizito Pakabomba, la rencontre a réuni des experts, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de l’UE, dont la Conseillère porte-parole de l’Ambassadeur Nicolas Berlanga Martinez. Les discussions ont porté sur l’objectif de renforcer la collaboration dans le secteur minier, en veillant à ce que les richesses naturelles profitent davantage aux communautés locales et à l’économie nationale.
Dès l’ouverture, le Ministre a encouragé les intervenants à proposer des pistes concrètes pour accélérer la modernisation et la transparence dans l’exploitation des ressources minières. Selon plusieurs données, la RDC fournirait près de 70 % du cobalt utilisé dans le monde, un métal indispensable pour les batteries et les véhicules électriques. Les parties prenantes s’accordent à dire que cette caractéristique confère au pays une position stratégique sur le marché international, à condition de consolider les mesures de bonne gouvernance et d’attirer des investissements responsables.
Le partenariat recherché s’aligne sur la stratégie « Global Gateway » de l’UE, qui souhaite prioriser la création d’emplois, la protection de l’environnement et la mise en place d’infrastructures adaptées. Les représentants européens présents ont assuré leur volonté d’apporter un appui financier et technique, tout en incitant à la mise en place de législations plus claires pour sécuriser les capitaux et encourager les transferts de savoir-faire. Les différents acteurs ont également souligné l’importance de former une main-d’œuvre qualifiée pour répondre aux besoins de l’industrie minière, ce qui pourrait contribuer à la réduction de la pauvreté et au progrès social en RDC.
Le Ministre Pakabomba a clos les travaux en rappelant que le secteur minier doit servir de levier de développement, non seulement pour générer des revenus, mais aussi pour stimuler l’économie dans son ensemble. Les conclusions préliminaires de cette journée confirment la nécessité d’une feuille de route réaliste, susceptible d’encourager de nouveaux projets et de mieux partager les profits issus de l’exploitation des minerais. Les participants ont souligné la volonté commune de bâtir un climat d’affaires plus sûr, de nouer des partenariats durables et de poursuivre les échanges pour finaliser des solutions adaptées à la réalité congolaise.
M. KOSI
