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La RDC et TotalEnergies relancent le projet hydroélectrique Ruzizi III pour alimenter l’Est du pays

hydroélectrique Ruzizi III

Le vice-Premier ministre à l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a reçu à Kinshasa une délégation de TotalEnergies conduite par Ronan Masseron, responsable de la division Afrique pour la région des Grands Lacs. Au centre des discussions : le projet hydroélectrique Ruzizi III, un barrage régional prévu sur la rivière Ruzizi, entre le Rwanda et le Burundi, capable de produire plus de 200 MW d’électricité.

Ce projet vise à combler un déficit énergétique chronique dans l’Est congolais, où le manque d’accès au courant électrique reste l’un des principaux freins à l’activité économique. Les responsables de TotalEnergies ont présenté au ministre un état des lieux du chantier : avancées techniques, obstacles administratifs à lever et pistes de relance dans un contexte régional marqué par des efforts de stabilisation diplomatique.

Daniel Mukoko Samba a réaffirmé l’importance stratégique de cette infrastructure pour la RDC et s’est engagé à transmettre les préoccupations soulevées aux instances compétentes pour en accélérer l’examen.

Un projet régional aux enjeux économiques et environnementaux

Ruzizi III s’inscrit dans une logique d’intégration énergétique entre les États des Grands Lacs. En mutualisant les investissements et la production, ces pays cherchent à bâtir un marché de l’électricité capable d’alimenter les industries minières, les PME et les infrastructures urbaines de la région.

Pour la RDC, l’enjeu est direct : produire davantage d’électricité à coût compétitif pour soutenir l’industrialisation et développer les chaînes de valeur locales autour des minerais critiques.

Des experts soulignent toutefois que la relance du projet devra s’accompagner de garanties sociales et environnementales. Les grands barrages peuvent modifier les équilibres hydrologiques et affecter les populations riveraines. Des études d’impact rigoureuses, des mécanismes de compensation pour les communautés locales et une gouvernance transparente du projet seront indispensables avant toute accélération des travaux.

— M. MASAMUNA

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