Le mercredi 4 mars 2026 à Kinshasa, le ministre du Commerce extérieur Julien Paluku Kahongya a tenu une réunion technique avec Said Ali, expert international en commerce, autour de la formalisation de trois comités nationaux liés aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : SPS (sanitaire et phytosanitaire), OTC (obstacles techniques au commerce) et Codex Alimentarius.
Cette discussion s’inscrit dans la suite de la ratification, en juillet dernier, de l’accord sur la facilitation des échanges à l’OMC. Pour les autorités, l’objectif est clair : mieux encadrer la présence des produits congolais sur les marchés extérieurs, en répondant aux exigences internationales.
Des règles pour protéger la santé et ouvrir l’accès au marché mondial
Selon Said Ali, ces comités donnent à la RDC une base reconnue dans le cadre des accords OMC pour adopter des mesures strictes afin de protéger la santé de la population et préserver la flore. Dit simplement, le pays peut mieux justifier ses contrôles et ses normes quand il s’agit de sécurité alimentaire, de qualité des produits ou de protection des plantes.
Ces comités ont aussi une portée économique. L’expert estime qu’ils doivent aider à garantir l’accès des produits “made in DRC” au marché mondial. Dans le commerce international, beaucoup de blocages ne viennent pas des droits de douane, mais des normes : étiquetage, exigences techniques, certificats sanitaires, règles de composition ou de traçabilité. Quand un pays n’a pas de mécanisme clair pour suivre ces règles, ses exportateurs se heurtent plus facilement à des refus ou à des retards.
Le ministre du Commerce extérieur explique que la structuration de ces comités doit permettre à la RDC de sécuriser ses exportations en vérifiant que les produits locaux respectent les exigences internationales. Il met aussi en avant l’idée de renforcer la compétitivité en harmonisant les normes nationales, tout en améliorant le dialogue entre l’État et le secteur privé.
Autre point avancé : la RDC veut participer à la définition des normes internationales, plutôt que de les appliquer sans peser dans les discussions. Pour les entreprises, l’enjeu est de réduire les obstacles à l’exportation et de rendre les produits congolais plus acceptables, plus vite, sur les marchés étrangers.
— M. KOSI
