La RDC prolonge jusqu’au 31 mars 2026 les quotas d’exportation de cobalt du dernier trimestre 2025

La République démocratique du Congo autorise, à titre temporaire, l’exportation jusqu’au 31 mars 2026 des volumes de cobalt attribués aux producteurs pour la période octobre–décembre 2025. Pour ce quatrième trimestre 2025, le volume total autorisé s’élevait à 18 125 tonnes.

Cette décision, rendue publique fin décembre, vise à éviter que des entreprises perdent les tonnages qui leur avaient été accordés, faute d’avoir pu expédier leurs cargaisons avant la fin de l’année.

Les retards viennent surtout des démarches obligatoires. Plusieurs opérateurs ont fait face à des procédures inachevées liées aux contrôles techniques, à l’échantillonnage et aux formalités douanières. Résultat, la majorité des volumes n’a pas pu quitter le pays dans les délais.

Ce report évite une « perte sèche » et met à l’épreuve la solidité du nouveau cadre

Au départ, le mécanisme ne prévoyait aucun report ni transfert des quotas non utilisés. En clair, un quota non exporté dans le temps imparti devenait perdu. La prolongation jusqu’au 31 mars 2026 change la donne et apporte un soulagement immédiat au secteur, car elle permet aux producteurs de finaliser leurs dossiers et d’expédier les volumes déjà autorisés.

Ce réajustement s’inscrit dans une séquence de décisions prises en 2025. En février 2025, les autorités avaient instauré un embargo sur les exportations de cobalt, dans un contexte de surabondance mondiale. En octobre 2025, cet embargo a été levé et remplacé par un système de quotas, censé encadrer l’offre congolaise sur le marché international.

Parmi les entreprises concernées, CMOC figure en bonne place. Pour le quatrième trimestre 2025, le groupe a reçu un quota de 6 650 tonnes. L’entreprise indique que ses premières expéditions effectives devraient intervenir au début de l’année 2026, une fois l’ensemble des démarches administratives finalisées.

Le gouvernement, lui, affirme que les exportations ont repris. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, l’a déclaré récemment, sans publier de chiffres et sans préciser quels opérateurs ont déjà expédié.

Au-delà de l’échéance du 31 mars 2026, l’enjeu est plus large. La crédibilité du système de quotas dépendra de sa capacité à rester lisible et stable, tout en garantissant la continuité des exportations. L’embargo de février 2025 avait contribué à une hausse des prix sur les marchés internationaux. Le mécanisme actuel devra maintenant concilier stabilité des prix, règles prévisibles et fonctionnement sans blocages dans un secteur stratégique pour l’économie congolaise.

— M. MASAMUNA

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