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Le baril de pétrole franchit 100 dollars et les céréales s’envolent sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient

pétrole grimpant

Le prix du baril de pétrole a atteint 100,46 dollars au 12 mars 2026, contre 85,83 dollars la semaine précédente, soit une hausse hebdomadaire de 17,1 %, selon la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo. Par rapport à fin décembre 2025, le cours du pétrole a progressé de 64,9 % et de 37,8 % en glissement annuel.

La BCC attribue cette flambée à la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a provoqué des attaques contre des infrastructures énergétiques dans plusieurs pays du Golfe et entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz, corridor par lequel transite près de 20 % du commerce mondial de pétrole.

Pour la RDC, cette évolution a un impact direct. Le pays exporte du pétrole brut, principalement depuis ses champs offshore dans l’Atlantique, mais importe la quasi-totalité de ses produits pétroliers raffinés. La hausse des cours accroît donc simultanément ses recettes d’exportation et sa facture d’importation de carburants.

Les tensions géopolitiques se répercutent aussi sur les marchés céréaliers. Le riz s’établit à 249,8 dollars la tonne, en hausse de 2,4 % sur la semaine et de 13,9 % depuis fin 2025. Le blé atteint 220 dollars la tonne, en progression de 0,9 % sur la semaine et de 18,2 % depuis fin 2025. Le maïs se fixe à 170 dollars la tonne, avec une hausse hebdomadaire de 1,6 % et une progression de 4,9 % depuis fin 2025.

Ces hausses s’expliquent par l’augmentation des coûts logistiques et de transport liée aux tensions au Moyen-Orient, dans un contexte de forte demande mondiale pour les céréales. Pour les ménages congolais, qui dépendent fortement du riz et du maïs comme aliments de base, ces évolutions risquent de peser davantage sur le pouvoir d’achat dans les semaines à venir.

— Peter MOYI

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