Le Comité de suivi de la paie des agents et fonctionnaires de l’État a lancé un processus de redressement des paiements, confronté à des retards notables dans l’exécution des salaires d’octobre 2024. Le volume croissant des dossiers administratifs et les ajustements répétés ont engendré une surcharge du traitement, perturbant le calendrier prévu. Yannick ISASI NDELO, président intérimaire du Comité, a réuni les gestionnaires du personnel afin de planifier une reprise rapide des versements.
L’accent a été mis sur trois entités prioritaires : le Dinacope, la Police nationale congolaise (PNC) et les Forces armées de la RDC (FARDC). Ces secteurs stratégiques doivent recevoir une mise à jour de leur situation salariale d’ici la fin de la semaine pour éviter toute escalade des tensions. Certains agents, toujours en attente de leur paie d’octobre, devraient ainsi voir leur situation régularisée dans les prochains jours.
Le Comité s’est fixé pour objectif de finaliser l’ensemble des paiements avant la fin de la semaine prochaine, tout en garantissant que ces opérations ne creusent pas davantage les écarts budgétaires existants. L’équilibre financier de l’État reste une priorité malgré l’urgence de régulariser les salaires en retard.
Pour prévenir de futurs décalages, des mesures correctives sont déjà en cours. L’ambition est de revenir à une cadence normale dès novembre 2024, avec une stabilisation des processus administratifs. Une automatisation du traitement des dossiers est envisagée afin de fluidifier les flux entre les services financiers et les ressources humaines. Le Comité table ainsi sur une meilleure coordination pour garantir une gestion plus fluide et réduire les délais de paiement.
En adoptant ces réformes, le Comité souhaite renforcer la prédictibilité des flux financiers de l’État et instaurer une régularité des paiements pour tous les agents publics. Une gestion rigoureuse des dépenses devrait également limiter l’accumulation d’arriérés, facteur clé pour préserver la confiance des fonctionnaires. En effet, chaque mois de retard engendre un impact budgétaire supplémentaire, exigeant des efforts de redressement coûteux.
La réduction de la dépendance aux ajustements budgétaires en urgence fait également partie des nouvelles orientations du Comité. En optimisant l’efficacité du système, l’objectif est de stabiliser durablement l’administration publique et d’améliorer la gestion des échéances financières au-delà de l’exercice en cours. Cette approche vise à restaurer la confiance des employés de l’État et à renforcer la résilience des finances publiques sur le long terme.
Peter MOYI
