Les prévisions pour les métaux de base en 2025 montrent une croissance bien en deçà des attentes initiales. Un sondage réalisé fin octobre révèle que les espoirs de reprise de la demande pour le cuivre, particulièrement en Chine, sont minces. Malgré les mesures économiques déployées par Pékin, leur impact sur la consommation de métaux reste limité, et la persistance des taux d’intérêt élevés continue de peser sur le marché mondial.
Le cuivre, souvent perçu comme un baromètre économique en raison de ses nombreuses applications industrielles, pourrait voir son prix rester sous la barre psychologique des 10.000 $ par tonne en 2025. En mai dernier, le métal avait brièvement atteint un sommet historique de 11.100 $/t, mais il a rapidement reculé, s’établissant en dessous de ce seuil dès septembre. Selon les experts, un manque de dynamisme de la demande, couplé à une offre excédentaire, freinerait toute montée en flèche des prix pour l’année à venir.
Des analystes interrogés par Reuters confirment que, dans ce contexte, une hausse soutenue des cours du cuivre semble improbable. La demande chinoise, moteur principal du marché des métaux, reste affaiblie, et les réserves mondiales ne connaissent pas le déficit massif anticipé. Ce rééquilibrage des stocks contribue à limiter les fluctuations du marché, rendant une augmentation significative des prix peu plausible à court terme.
perspectives du marché en 2025
Alors que la demande globale en métaux devrait stagner, les investisseurs surveillent de près les mouvements de la Réserve fédérale américaine et des autres banques centrales. Toute modification de politique monétaire pourrait potentiellement influencer les prix, mais pour le moment, les ajustements récents demeurent insuffisants pour induire une hausse marquée de la demande. Les observateurs restent donc prudents face aux spéculations, privilégiant des perspectives modérées pour le cuivre, l’étain et le nickel.
Ainsi, les anticipations de prix pour le cuivre en 2025 s’inscrivent dans une tendance plus modérée, reflétant les incertitudes économiques globales et les défis liés à la consommation en Chine. Les investisseurs devraient continuer de surveiller les signaux économiques, avec un regard attentif aux politiques industrielles qui pourraient redéfinir le marché à moyen terme.
Peter MOYI
