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Le franc congolais s’apprécie à 2 183 CDF pour un dollar, les recettes publiques suivent

franc congolais

Le franc congolais s’établit ce 10 mars 2026 à 2 182,83 CDF pour un dollar américain, selon les données publiées par la Banque centrale du Congo. La monnaie nationale poursuit une tendance à l’appréciation amorcée depuis début mars, dans un contexte où les recettes publiques dépassent les prévisions depuis le début de l’année.

L’euro s’échange à 2 521,46 CDF, la livre sterling à 2 907,28 CDF et le franc suisse à 2 798,36 CDF. Sur le plan régional, le franc CFA s’établit à 3,8439 CDF, un repère utile pour les échanges commerciaux avec les pays voisins de la zone CEMAC.

Pour contenir la création monétaire et stabiliser les prix, la BCC maintient des taux directeurs élevés : 15 % pour le prêt par adjudications, 17,50 % pour le taux interbancaire et 19 % pour le prêt marginal. Les bons BCC émis depuis le 4 mars affichent un taux moyen pondéré de 12,93 % à 7 jours et de 15 % à 28 et 84 jours.

Une inflation à 9,6 % et des recettes qui résistent

Selon les données de l’Institut national de la statistique au 7 mars 2026, l’inflation hebdomadaire ressort à 0,145 %, pour un glissement annuel de 2,114 % et un taux annualisé de 9,645 %. Ce niveau reste une contrainte réelle pour les ménages et les opérateurs économiques, même s’il est inférieur aux pics des années précédentes.

Sur le plan budgétaire, les données disponibles jusqu’en novembre 2025 montrent que les recettes publiques ont dépassé chaque mois les assignations fixées en loi de finances. Cette surperformance fiscale tient notamment à la progression du secteur extractif et à une meilleure traçabilité des flux commerciaux.

Ce résultat contredit une idée souvent avancée : l’appréciation du franc congolais ne réduit pas mécaniquement les recettes de l’État, dont une part importante reste adossée aux exportations minières facturées en devises. La prochaine décision de politique monétaire de la BCC sera déterminante : maintenir les taux actuels ou amorcer un assouplissement progressif si l’inflation hebdomadaire continue de se stabiliser.

— M. KOSI

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