L’État congolais s’engage à terminer d’ici fin 2026 l’aéroport international Étienne Tshisekedi de Beni-Mavivi, un chantier présenté comme stratégique pour la relance économique du Nord-Kivu. Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, l’a confirmé lors de sa visite à Beni et Butembo les 19 et 20 décembre.
Un aéroport financé désormais par le gouvernement central
Arrivé à Beni le vendredi 19 décembre, le ministre a inspecté plusieurs chantiers de développement lancés par le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Kakule Somo Evariste. Parmi eux, l’aéroport international de Beni-Mavivi, qui portera le nom d’Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, occupe une place centrale.
Cet aéroport était jusqu’ici financé principalement par le gouvernement provincial. Désormais, Kinshasa prend le relais du financement, avec la société des services Vihumbira (SSV) comme entreprise en charge des travaux. Sur le terrain, le ministre a salué l’avancement du chantier et parlé d’un engagement « clair » du gouvernement central pour doter le Nord-Kivu d’un véritable aéroport international.
John Banza a expliqué que cette décision s’inscrit dans le prolongement de la dernière conférence des gouverneurs à Kolwezi, où le chef de l’État avait promis de soutenir ce projet. Il a annoncé vouloir accélérer les travaux en garantissant des fonds suffisants, avec comme objectif un aéroport opérationnel avant la fin de l’année 2026.
Le député national Elvis Kiyaya, élu de Beni, a pour sa part salué la présence du ministre sur le terrain. Il estime que cette visite permet de confirmer la réalité des travaux et de renforcer le plaidoyer pour le financement de l’ensemble des grands chantiers engagés dans la région.
Pour les autorités, l’aéroport international Étienne Tshisekedi doit faciliter les déplacements, sécuriser les liaisons aériennes et attirer davantage d’investisseurs. Elles y voient un levier direct pour soutenir les échanges commerciaux, l’activité des entreprises locales et, plus largement, l’économie du Nord-Kivu.
— M. KOSI
