Site icon LePoint.cd

Le nickel grimpe à 19 300 USD la tonne, porté par les craintes sur l’offre

nickel

Le prix du nickel repart à la hausse, sous l’effet d’une offre plus serrée en Indonésie et d’une pénurie de soufre liée à la fermeture du détroit d’Ormuz. Sur le LME, le métal a gagné 1,5 % ce matin, à 19 300 USD la tonne pour livraison à trois mois.

Le marché du nickel réagit à deux tensions qui touchent directement la chaîne d’approvisionnement. En Indonésie, premier producteur mondial, les quotas d’extraction de minerai ont été fortement réduits pour 2026. Cette décision limite les volumes disponibles et nourrit les inquiétudes des acheteurs.

Le groupe Eramet a annoncé l’arrêt de sa production sur son site indonésien à partir du mois prochain. L’entreprise explique qu’elle aura consommé, d’ici la mi-mai, son quota de 12 millions de tonnes humides. Cette situation montre combien les producteurs restent dépendants des autorisations minières accordées par Jakarta.

La pression vient aussi du soufre. Ce produit entre dans certaines étapes industrielles liées au traitement du nickel. Sa pénurie persiste, car le détroit d’Ormuz reste fermé dans le contexte de la guerre en Iran. Cette contrainte renchérit les coûts et complique l’approvisionnement.

Sur le ShFE, le nickel a gagné jusqu’à 3,5 %, pour atteindre 150 000 yuans la tonne, soit 21 965,79 USD. Le mouvement traduit un marché attentif au moindre signal de blocage dans l’offre mondiale.

— M. KOSI

Quitter la version mobile